ACBAgent Code Blanc#hôpital ASQAgent de sécurité QuébecLe carnet de l'agent de sécurité
Ambulancier, salaire médian : 35,00 $/hUrgences-santé : 26,34 $ à 39,40 $/h (1er avril 2023)DEC en soins préhospitaliers d'urgence : 2 865 heuresRépartiteur 911, salaire médian : 28,50 $/hTransport en ambulance : 125 $ + 1,75 $/kmUrgence : 911Ambulancier, salaire médian : 35,00 $/hUrgences-santé : 26,34 $ à 39,40 $/h (1er avril 2023)DEC en soins préhospitaliers d'urgence : 2 865 heuresRépartiteur 911, salaire médian : 28,50 $/hTransport en ambulance : 125 $ + 1,75 $/kmUrgence : 911

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Agent Ambulancier

Le carnet

Imprimé le 11 octobre 2026 · agentambulancier.com

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Un nouvel article tous les quatre jours. Chacun s'ajoute au carnet à sa publication. Un sujet d'actualité peut décaler le calendrier.

  • #réseauEVAQ : les évacuations aéromédicales du Québec
  • #réseauTransport médical non urgent : qui le fait, qui le paie
  • #réseauCorridor de sécurité et véhicules d'urgence : ce que dit le Code de la sécurité routière
  • #ambuPNIC : le Programme national d'intégration clinique de l'ambulancier
  • #psaParamédic en soins avancés : le rôle, la formation, où il travaille
  • #ambuHoraire de faction : ce que c'est et où il reste en vigueur
  • #ambuRegistre national et carte de statut de l'ambulancier : inscription et renouvellement
  • #repartCentre de communication santé : comment une ambulance est affectée à un appel
  • #ambuTests physiques d'admission en soins préhospitaliers d'urgence
  • #ambuRetraite de l'ambulancier : le régime de retraite des techniciens ambulanciers
  • #ambuAmbulancier formé hors du Québec : équivalence et inscription au registre
  • #ambuStress post-traumatique chez l'ambulancier : ce que prévoit la CNESST
  • #ambuFormation continue de l'ambulancier : les heures exigées sur quatre ans
  • #1respCréer un service de premiers répondants : la démarche d'une municipalité

Emploi

Dessercom : les territoires desservis et les emplois d'ambulancier

Dessercom inc. figure dans 40 zones ambulancières de neuf régions au tableau de Santé Québec. Les zones, le cadre légal, les conditions d'embauche et la page de carrière.

Dessercom inc. est l'un des employeurs d'ambulanciers du Québec, ou techniciens ambulanciers paramédics. Le tableau officiel de Santé Québec inscrit son nom dans 40 zones ambulancières de neuf régions sociosanitaires. Cette fiche dit où elle travaille, sous quelles règles et où postuler. Elle vaut pour les femmes comme pour les hommes. Ce n'est ni une publicité ni une recommandation.

Ce qu'est Dessercom

Santé Québec la nomme « Dessercom inc. » dans le document remis le 14 septembre 2026 en réponse à la demande d'accès 26-SQ-0001-412. Sur la page À propos de son site, elle écrit qu'elle a obtenu le statut d'organisme de bienfaisance et qu'elle est devenue un organisme sans but lucratif. Elle s'y présente comme « le seul organisme de bienfaisance du milieu ». Cette description est la sienne.

Son site range ses activités sous cinq titres : services préhospitaliers d'urgence, transport médical, paramédecine communautaire, événements et entreprises, évacuations aéromédicales.

Les zones desservies, région par région

Le tableau de Santé Québec donne, pour chaque région sociosanitaire, la raison sociale du titulaire et la zone. Voici toutes les lignes qui portent le nom de Dessercom inc.

Région sociosanitaireZones inscrites au nom de Dessercom inc.Nombre
01 Bas-Saint-LaurentSaint-Alexandre1
03 Capitale-NationaleSainte-Anne-de-Beaupré, Saint-Raymond, Québec3
04 Mauricie et Centre-du-QuébecLouiseville, Pierreville, Manseau, Drummondville, Plessisville5
05 EstrieWindsor, Val-des-Sources, Coaticook, La Patrie, Lac-Mégantic, Lambton6
08 Abitibi-TémiscamingueTémiscaming, Ville-Marie, Rouyn-Noranda, La Sarre, Amos, Val-d'Or, Senneterre, Malartic, Notre-Dame-du-Nord, Parc de La Vérendrye (Nord), Cadillac, Barraute12
10 Nord-du-QuébecLebel-sur-Quévillon, Matagami2
12 Chaudière-AppalachesSaint-Charles, Lévis, Sainte-Marie, Saint-Sylvestre, Armagh5
14 LanaudièreBerthierville, Rawdon2
16 MontérégieSaint-Hyacinthe, Acton Vale, Granby, Bedford4

Source : Santé Québec, document joint à la réponse 26-SQ-0001-412 du 14 septembre 2026, pages 5 à 9 du fichier. Les zones portent le nom que leur donne le tableau, pas celui d'une municipalité entière.

Deux de ces zones comptent un second titulaire dans le même tableau. La zone de Québec porte aussi le nom de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec. La zone de Sainte-Marie porte aussi celui de La Corporation ambulancière de Beauce inc. En Abitibi-Témiscamingue, Dessercom est inscrite dans douze des treize zones. La treizième, Belleterre, revient à un autre titulaire.

Santé Québec précise dans sa lettre qu'une révision de la carte des zones ambulancières est en cours et que les limites territoriales des zones demeurent inchangées.

Le permis et le contrat de services

La Loi sur les services préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2), à jour au 12 août 2026, encadre tous les titulaires de la même façon. L'article 46 pose deux conditions pour exploiter un service ambulancier : détenir un permis d'exploitation délivré par Santé Québec ou par une instance régionale, et avoir conclu avec elle un contrat conforme à l'article 9.

L'article 9 fixe la durée de ce contrat de services à cinq ans. Le titulaire s'y engage à fournir la prestation convenue, selon les horaires autorisés. Selon l'article 47, le permis indique la région ou la zone où son titulaire est autorisé à exploiter son service, « principalement mais non de façon exclusive », et le nombre d'ambulances qu'il peut utiliser. L'article 51 délivre le permis pour une période maximale de 48 mois qui se termine un 31 mars.

Ce texte résume la loi et des pages officielles. Ce n'est ni un avis juridique ni un avis syndical.

Les conditions pour y être embauché comme ambulancier

L'article 63 de la loi s'applique chez Dessercom comme chez tout autre employeur. Pour agir comme technicien ambulancier, il faut :

  • avoir complété la formation collégiale initiale reconnue et réussi l'examen qui s'y rattache, ou détenir une formation ou une reconnaissance professionnelle jugée équivalente par le directeur médical national
  • être inscrit au registre national de la main-d'œuvre tenu par Santé Québec et avoir obtenu une carte de statut de technicien ambulancier

La classe 4A du permis de conduire est celle qui permet de conduire un véhicule d'urgence, selon la page de la SAAQ modifiée le 3 mars 2026. Notre article sur le permis de classe 4A explique comment l'obtenir.

L'offre « Paramédic » affichée sur le site de Dessercom reprend ces conditions. Elle demande d'avoir réussi la technique en soins préhospitaliers d'urgence, de détenir le permis de classe 4A et d'être inscrit au registre national. Elle annonce des quarts de jour, de soir, de nuit et de fin de semaine. Le formulaire de candidature demande une preuve d'absence d'antécédents judiciaires.

Où postuler

Les offres sont réunies sur la page Carrière et stages du site de Dessercom. Le 10 octobre 2026, elle affichait un poste de paramédic, des postes de répartiteur médical et de chauffeur accompagnateur, et des postes de bureau. La même page annonce l'accueil de stagiaires du diplôme d'études collégiales en soins préhospitaliers d'urgence.

Le salaire

La page de carrière et l'offre de paramédic de Dessercom n'affichent aucun taux horaire. Le seul repère officiel est celui du Guichet-Emplois du gouvernement du Canada pour le personnel ambulancier et paramédical du Québec (CNP 32102), tous employeurs confondus : 25,56 $ l'heure pour le salaire bas, 35,00 $ pour le salaire médian et 40,00 $ pour le salaire élevé. Ces salaires ont été mis à jour le 19 novembre 2025. Le détail est dans notre article sur le salaire de l'ambulancier.

Questions fréquentes

C'est quoi Dessercom ?

Dessercom inc. est un titulaire de permis d'exploitation de services ambulanciers. Le tableau remis par Santé Québec le 14 septembre 2026 l'inscrit dans 40 zones de neuf régions, de l'Abitibi-Témiscamingue à la Montérégie. Sur son site, elle se décrit comme un organisme de bienfaisance sans but lucratif.

Quel est le tarif d'une ambulance ?

Québec.ca, dans sa page mise à jour le 20 août 2024, indique 125 $ pour la prise en charge et 1,75 $ par kilomètre parcouru vers le centre hospitalier. Ces frais sont payés par la personne transportée. Notre article sur le prix d'une ambulance dit qui paie et dans quels cas.

Où travaille un ambulancier embauché chez Dessercom ?

Dans les zones inscrites au nom de Dessercom. Le permis du titulaire vise une région ou une zone, selon l'article 47 de la loi. L'offre de paramédic de Dessercom présente les lieux de travail par secteur.

Où puis-je trouver des informations sur les emplois disponibles chez Dessercom ?

Sur la page Carrière et stages du site de Dessercom, qui réunit ses offres. Chaque offre a sa propre page, avec les exigences et le formulaire de candidature. Les taux horaires n'y figurent pas.

Quelles sont les compagnies ambulancières au Québec ?

Urgences-santé, un organisme public, dessert Montréal et Laval. Ailleurs, le tableau remis par Santé Québec le 14 septembre 2026 nomme les titulaires zone par zone, dont, en ordre alphabétique, la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie, la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec, Dessercom inc., La Corporation ambulancière de Beauce inc. et Les services préhospitaliers Paraxion inc. Ce n'est pas la liste complète, ni un classement. Notre article sur les employeurs d'ambulanciers explique comment lire ce tableau.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/dessercom/

Emploi

CTAQ : la coopérative des ambulanciers de Québec, son territoire, ses emplois

La Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec emploie des ambulanciers dans la Capitale-Nationale et au Saguenay : ses zones, le cadre légal et où postuler.

La CTAQ est la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec. Elle emploie des ambulanciers, ou techniciens ambulanciers paramédics, dans la Capitale-Nationale et au Saguenay. Cette fiche dit ce qu'elle est, où elle détient un contrat et comment y postuler. Elle vaut pour les femmes comme pour les hommes. Ce n'est ni une publicité ni une recommandation.

Ce qu'est la CTAQ

Le nom complet figure au bas de son site : « CTAQ - Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec ». C'est aussi la raison sociale inscrite au tableau de Santé Québec. Son siège social est à Québec, rue des Tournelles, selon son site.

Sur sa page La coopération, la CTAQ se présente comme une « coopérative de travailleurs ». Elle écrit qu'elle offre un service paramédical à la population et des emplois à ses membres. Elle se dit membre de la Fédération des coopératives de paramédics du Québec.

Ce qu'est une coopérative de travail

L'article 222 de la Loi sur les coopératives (chapitre C-67.2), à jour au 12 août 2026, définit la coopérative de travail. Elle regroupe exclusivement des personnes physiques qui s'associent, en tant que travailleurs, pour exploiter une entreprise, et son objet est de fournir du travail à ses membres et à ses membres auxiliaires.

L'article 224.2 de la même loi permet à la coopérative de soumettre tout travailleur à une période d'essai d'au plus 250 jours de travail. Pendant cet essai, le travailleur est un membre auxiliaire.

Les zones de la CTAQ selon Santé Québec

Santé Québec a remis le 14 septembre 2026, en réponse à la demande d'accès 26-SQ-0001-412, un tableau des entreprises et des coopératives ambulancières avec leur zone. La Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec y figure sur sept lignes, dans deux régions sociosanitaires.

Région sociosanitaireZone inscrite au tableauAutre titulaire inscrit pour la même zone
02 Saguenay-Lac-Saint-Jean02-240 SaguenayAmbulance Chicoutimi inc.
03 Capitale-Nationale03-301 Saint-SiméonAucun
03 Capitale-Nationale03-311 Saint-Marc-des-CarrièresAucun
03 Capitale-Nationale03-342 L'ÉtapeAucun
03 Capitale-Nationale03-343 Saint-Bernard-de-L'Ile-aux-CoudresAucun
03 Capitale-Nationale03-350 QuébecDessercom inc.
03 Capitale-Nationale03-351 La Malbaie-Baie-Saint-PaulAucun

Source : Santé Québec, document joint à la réponse du 14 septembre 2026, page 5 pour la CTAQ, pages 5 et 6 pour les autres titulaires. Les noms de zones sont ceux du tableau.

Le tableau donne le nom de la zone, pas la liste des municipalités qu'elle couvre. Dans sa lettre, Santé Québec renvoie à sa carte des zones ambulancières et précise qu'une révision de cette carte est en cours, les limites des zones restant inchangées.

De son côté, la CTAQ nomme cinq secteurs sur son site : Québec, Portneuf, Charlevoix, Saguenay et la Réserve faunique des Laurentides.

Le permis et le contrat

La Loi sur les services préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2), à jour au 12 août 2026, encadre tous les services ambulanciers, coopératives comprises. Son article 46 pose deux conditions pour en exploiter un :

  • être titulaire d'un permis d'exploitation délivré par Santé Québec ou par une instance régionale
  • avoir conclu avec elle le contrat de services de l'article 9

L'article 9 fixe la durée de ce contrat à cinq ans. Le titulaire s'y engage à fournir la prestation de services convenue, selon les horaires autorisés.

Selon l'article 47, le permis peut être délivré à une personne physique ou à une personne morale. Il indique la région ou la zone où son titulaire est autorisé à exploiter son service « principalement mais non de façon exclusive », et le nombre d'ambulances qu'il peut utiliser. L'article 51 le délivre pour une période maximale de 48 mois qui se termine un 31 mars.

Ce texte résume des lois et des pages officielles. Ce n'est ni un avis juridique ni un avis syndical.

Les conditions pour y être embauché

La page d'emplois de la CTAQ n'énumère aucune exigence. Celles de la loi s'appliquent chez tous les employeurs. L'article 63 de la Loi sur les services préhospitaliers d'urgence en fixe deux pour agir comme technicien ambulancier :

  • avoir complété la formation collégiale initiale reconnue et réussi l'examen qui s'y rattache, ou détenir une formation ou une reconnaissance professionnelle reconnue par le directeur médical national
  • être inscrit au registre national de la main-d'œuvre tenu par Santé Québec et avoir obtenu une carte de statut de technicien ambulancier

L'article 63 ne parle pas du permis de conduire. C'est l'article 28.4 du Règlement sur les permis, à jour au 1er juin 2026, qui le fait : la classe 4A autorise la conduite d'un véhicule d'urgence. Notre article sur le permis de classe 4A explique comment l'obtenir.

Où postuler

Les offres sont à l'adresse ctaq.com/emplois. Le 10 octobre 2026, la page affiche un poste de « Technicien.ne ambulancier.ère paramédic » pour ses cinq secteurs. La candidature se fait par un formulaire en ligne auquel vous joignez votre curriculum vitae.

Le salaire

La CTAQ n'affiche aucun taux de salaire sur sa page d'emplois. Le Guichet-Emplois du gouvernement du Canada ne publie pas de salaire par employeur. Il donne, pour le personnel ambulancier et paramédical (CNP 32102), des salaires horaires mis à jour le 19 novembre 2025.

TerritoireBasMédianHaut
Province du Québec25,56 $35,00 $40,00 $
Région de la Capitale-Nationale28,88 $37,19 $44,50 $
Région du Saguenay-Lac-Saint-Jean25,56 $35,00 $40,00 $

Source : Guichet-Emplois, salaires horaires par région, mis à jour le 19 novembre 2025. Ces montants valent pour tous les employeurs du territoire, pas pour la CTAQ en particulier.

Questions fréquentes

Est-ce que la RAMQ rembourse les frais d'ambulance ?

Non. La Régie de l'assurance maladie du Québec l'écrit dans sa foire aux questions : « Nous ne couvrons pas les coûts de transport par ambulance. » Elle renvoie à la page de Québec.ca sur le coût du transport et sur les mesures d'exception. Notre article sur le prix d'une ambulance détaille la facture.

Quel est le salaire d'un ambulancier au Québec en 2026 ?

Le chiffre officiel le plus récent est le salaire médian du Guichet-Emplois : 35,00 $ l'heure au Québec, avec un salaire bas de 25,56 $ et un salaire haut de 40,00 $. Il a été mis à jour le 19 novembre 2025. Dans la région de la Capitale-Nationale, le médian est de 37,19 $. Notre article sur le salaire de l'ambulancier donne les échelles connues.

Comment payer une facture d'ambulance en ligne ?

Le paiement se fait auprès du service ambulancier qui a envoyé la facture. Pour une facture de la CTAQ, son site a une page Payer ma facture avec un formulaire de paiement en ligne. Il demande le numéro de facture, inscrit en haut à droite de celle-ci, et le montant. Pour un autre service, voyez les indications inscrites sur votre facture.

Qu'est-ce que la CTAQ ?

C'est la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec, une coopérative de travailleurs dont le siège social est à Québec. Elle offre un service ambulancier et fournit du travail à ses membres, qui sont des paramédics. Le tableau remis par Santé Québec le 14 septembre 2026 l'inscrit pour sept zones : six dans la Capitale-Nationale et celle de Saguenay.

Quelles sont les compagnies d'ambulance au Québec ?

À Montréal et à Laval, le service est assuré par Urgences-santé, un organisme public. Ailleurs, le ministère de la Santé et des Services sociaux compte 72 détenteurs de permis d'exploitation dans 16 des 18 régions sociosanitaires, selon sa planification de la main-d'œuvre 2024-2033 : des services publics, coopératifs ou privés. Le tableau de Santé Québec du 14 septembre 2026 les nomme zone par zone, dont la CTAQ, la CETAM, Dessercom inc. et Les services préhospitaliers Paraxion inc. Notre article sur l'emploi d'ambulancier explique comment lire ce tableau.

Comment devenir ambulancier au Québec ?

Le parcours tient en quatre étapes : le diplôme d'études collégiales en soins préhospitaliers d'urgence (181.A1), le permis de conduire de classe 4A, le Programme national d'intégration clinique et l'inscription au registre national. Le DEC dure environ 36 mois selon l'Inforoute FPT. L'inscription au programme d'intégration demande une promesse d'embauche signée par un employeur, comme la CTAQ, et datée de moins de six mois. Notre article Devenir ambulancier suit ces étapes une à une.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/ctaq/

Emploi

CETAM : le territoire de la coopérative en Montérégie et ses emplois

La Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie : ses six zones selon Santé Québec, le cadre légal et les conditions pour y être embauché comme ambulancier.

La CETAM est la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie. Elle emploie des ambulanciers, ou techniciens ambulanciers paramédics, dans six zones de la Montérégie selon le tableau officiel de Santé Québec. Cette fiche dit ce qu'elle est, où elle travaille et à quelles conditions on y entre. Ce texte vaut pour les femmes comme pour les hommes. Ce n'est ni une publicité ni une recommandation.

Ce qu'est la CETAM

Le nom complet figure sur la page d'accueil de son site : Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM). Elle y écrit avoir été fondée en 1988. Elle se présente comme une coopérative dont tous les travailleurs sont membres, sur le principe d'un membre, un vote. Les membres élisent le conseil d'administration.

Santé Québec l'inscrit sous la même raison sociale dans le tableau des entreprises et des coopératives ambulancières qu'elle a remis le 14 septembre 2026.

Une coopérative de travail, selon la loi

L'article 222 de la Loi sur les coopératives (chapitre C-67.2), à jour au 12 août 2026, définit la coopérative de travail. Elle regroupe exclusivement des personnes physiques qui s'associent, en tant que travailleurs, pour exploiter une entreprise, et son objet est de fournir du travail à ses membres et à ses membres auxiliaires.

L'article 224.2 de la même loi permet à la coopérative de soumettre tout travailleur, par règlement, à une période d'essai qui n'excède pas 250 jours de travail. Pendant cette période, le travailleur est un membre auxiliaire.

Les six zones de la CETAM en Montérégie

Le tableau de Santé Québec a trois colonnes : la région sociosanitaire, la raison sociale et la zone. Il répond à une demande d'accès qui visait les entreprises et les coopératives détenant un contrat ou une exclusivité de desserte. La Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie y occupe six lignes, toutes dans la région 16, la Montérégie.

ZoneNuméro de la zoneRégion sociosanitaire
Châteauguay16-65316, Montérégie
Valleyfield16-66216, Montérégie
Ormstown16-66416, Montérégie
La Prairie16-66616, Montérégie
Rigaud-Dorion16-69216, Montérégie
Longueuil16-69516, Montérégie

Source : Santé Québec, réponse à la demande d'accès 26-SQ-0001-412, 14 septembre 2026, pages 9 et 10 du document.

La CETAM n'est pas le seul employeur de la région. Le même tableau inscrit en Montérégie Ambulances Demers inc., Dessercom inc., HRH Services préhospitaliers Inc., Les Ambulances Michel Crevier Inc. et Les services préhospitaliers Paraxion inc., chacune pour d'autres zones. Santé Québec précise dans sa lettre que les limites territoriales des zones sont inchangées.

Le permis et le contrat de services

La Loi sur les services préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2), à jour au 12 août 2026, encadre tous les services ambulanciers, coopératifs ou non. L'article 46 pose deux conditions pour en exploiter un : être titulaire d'un permis d'exploitation délivré par Santé Québec ou par une instance régionale, et avoir conclu avec elle le contrat de l'article 9.

  • Article 9 : le contrat de services dure cinq ans et le titulaire s'engage à fournir la prestation convenue selon les horaires autorisés
  • Article 47 : le permis est délivré à une personne physique ou à une personne morale et indique la région ou la zone d'exploitation, ainsi que le nombre d'ambulances
  • Article 51 : le permis est délivré pour une période maximale de 48 mois qui se termine un 31 mars

L'article 47 dit que le titulaire exploite son service dans sa zone « principalement mais non de façon exclusive ».

Ce texte résume des lois et des pages officielles. Ce n'est ni un avis juridique ni un avis syndical.

Les conditions pour y être embauché

L'article 63 de la loi S-6.2 fixe les conditions pour agir comme technicien ambulancier, chez la CETAM comme ailleurs :

  • avoir complété la formation collégiale initiale reconnue et réussi l'examen qui s'y rattache, ou détenir une formation reconnue équivalente par le directeur médical national
  • être inscrit au registre national de la main-d'œuvre tenu par Santé Québec
  • avoir obtenu une carte de statut de technicien ambulancier

La CETAM affiche ses propres exigences sur la page de son poste de technicien ambulancier paramédic, consultée le 10 octobre 2026. Elle demande un diplôme d'études collégiales en soins préhospitaliers d'urgence, obtenu ou en voie de l'être. Elle demande d'avoir réussi le Programme national d'intégration clinique ou d'être en voie de s'y inscrire, pour l'inscription au registre national. Elle demande enfin un permis de conduire de classe 4A valide, avec un nombre maximal de points d'inaptitude au dossier.

Nos articles Devenir ambulancier et le permis de classe 4A détaillent ces étapes.

Où postuler

La page de carrière de la coopérative est à l'adresse cetam.ca/postuler/carriere. Elle mène au poste de technicien ambulancier paramédic et à une section sur les stages d'observation. La page du poste donne une adresse de courriel pour transmettre sa candidature.

Le 10 octobre 2026, cette page ne nomme aucun autre métier à combler. Elle n'affiche aucun taux de salaire.

Le salaire dans la région

Faute de taux affiché par la CETAM, le repère officiel est le salaire médian du Guichet-Emplois du gouvernement du Canada pour le personnel ambulancier et paramédical (CNP 32102). Ces salaires ont été mis à jour le 19 novembre 2025.

TerritoireBasMédianÉlevé
Province du Québec25,56 $35,00 $40,00 $
Région de la Montérégie28,53 $36,97 $44,78 $

Source : Guichet-Emplois, salaires horaires par région. Ces montants valent pour toute la profession dans la région, pas pour un employeur.

Notre article sur le salaire de l'ambulancier donne le détail.

Questions fréquentes

Est-ce que l'ambulance est couverte par la RAMQ ?

Non. La Régie de l'assurance maladie du Québec l'écrit dans sa foire aux questions : « Nous ne couvrons pas les coûts de transport par ambulance. » Elle renvoie à Québec.ca pour le coût du transport et pour les mesures d'exception gouvernementales. La facture d'un transport fait par la CETAM suit les mêmes règles que partout au Québec.

Quel est le salaire d'un ambulancier au Québec ?

Le Guichet-Emplois donne un salaire médian de 35,00 $ l'heure au Québec, avec un salaire bas de 25,56 $ et un salaire élevé de 40,00 $. Pour la région de la Montérégie, le médian est de 36,97 $ l'heure. Ces salaires ont été mis à jour le 19 novembre 2025.

Quel est le tarif d'une ambulance ?

Québec.ca fixe les frais de la prise en charge à 125 $ et les frais de déplacement vers le centre hospitalier à 1,75 $ par kilomètre parcouru. La page, mise à jour le 20 août 2024, précise que ces tarifs peuvent faire l'objet d'une indexation annuelle. Le tarif est le même quel que soit le service ambulancier qui fait le transport.

Quelles sont les compagnies ambulancières au Québec ?

Le tableau remis par Santé Québec le 14 septembre 2026 donne la raison sociale de l'employeur de chaque zone, région par région. En Montérégie, il inscrit six noms : Ambulances Demers inc., la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie, Dessercom inc., HRH Services préhospitaliers Inc., Les Ambulances Michel Crevier Inc. et Les services préhospitaliers Paraxion inc. À Montréal et à Laval, l'employeur est Urgences-santé. Notre article sur l'emploi d'ambulancier explique comment lire ce tableau pour les autres régions.

Comment devenir ambulancier au Québec ?

Il faut le diplôme d'études collégiales en soins préhospitaliers d'urgence (181.A1), qui dure environ 36 mois selon l'Inforoute FPT. Viennent ensuite le permis de conduire de classe 4A, le Programme national d'intégration clinique et l'inscription au registre national de la main-d'œuvre. Le programme d'intégration doit être réussi dans les 2 ans qui suivent le diplôme. Notre article Devenir ambulancier suit chaque étape.

Quel est le salaire d'un ambulancier au Québec en 2026 ?

Le repère officiel le plus récent repris ici ne date pas de 2026. Le Guichet-Emplois a mis ses salaires à jour le 19 novembre 2025, pour la période de référence 2023-2024 : 25,56 $ l'heure au bas de l'échelle, 35,00 $ au médian et 40,00 $ en haut. La CETAM n'affichait aucun taux sur sa page de carrière le 10 octobre 2026.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/cetam/

Emploi

Paraxion : les services préhospitaliers, les territoires, les emplois

Fiche d'employeur : ce qu'est Paraxion, les 34 zones où Santé Québec l'inscrit dans neuf régions, le cadre légal et l'adresse de sa page de carrière.

Les services préhospitaliers Paraxion inc. est une entreprise privée qui emploie des ambulanciers, ou techniciens ambulanciers paramédics, dans neuf régions du Québec. Cette fiche dit ce qu'elle est, où elle est inscrite au tableau de Santé Québec et où se trouve sa page de carrière. Ce n'est ni une publicité ni une recommandation. Le texte vaut pour les femmes comme pour les hommes.

Ce qu'est Paraxion

Sur la page Qui sommes-nous ? de son site, l'entreprise écrit qu'elle est née de la fusion de Groupe Radisson et de Les Services Ambulanciers Porlier ltée. Elle s'y présente comme une entreprise privée de services préhospitaliers d'urgence. Elle dit aussi offrir un service de transport médical sous le nom de Transports médicaux TRES.

Ces phrases sont les siennes. Santé Québec, de son côté, l'inscrit sous la raison sociale « Les services préhospitaliers Paraxion inc. » dans son tableau des entreprises et des coopératives ambulancières.

Les zones inscrites au tableau de Santé Québec

Santé Québec a remis le 14 septembre 2026, en réponse à la demande d'accès 26-SQ-0001-412, un tableau qui donne la raison sociale de l'employeur de chaque zone ambulancière, région par région. La demande visait les entreprises et les coopératives qui détiennent un contrat ou une exclusivité de desserte. Paraxion y figure sur 34 lignes, dans neuf régions sociosanitaires.

Région sociosanitaireZones où Paraxion est inscriteNombre
01 Bas-Saint-LaurentRimouski, Mont-Joli, Amqui, Sayabec, Saint-Pascal, La Pocatière6
03 Capitale-NationaleDonnacona1
08 Abitibi-TémiscamingueBelleterre1
09 Côte-NordLes Escoumins, Forestville, Baie-Comeau, Manic V, Baie-Trinité, Port-Cartier, Sept-Îles, Havre Saint-Pierre8
11 Gaspésie-Îles-de-la-MadeleineSainte-Anne-des-Monts, Grande-Vallée, Mont-Louis, Percé, Grande-Rivière, Paspébiac, Saint-Alexis, Murdochville, Pointe-à-la-Croix, Gaspé10
12 Chaudière-AppalachesSaint-Jean-Port-Joli, Montmagny, Lotbinière, Saint-Flavien4
14 LanaudièreSaint-Michel-des-Saints1
15 LaurentidesSaint-Jovite1
16 MontérégieHuntingdon, Waterloo2

Source : Santé Québec, document remis le 14 septembre 2026, pages 5 à 10. Les noms de zones sont ceux du tableau.

La zone de Rimouski porte deux raisons sociales dans le tableau : Ambulance de Rimouski inc. et Paraxion. Les 33 autres zones de Paraxion n'en portent qu'une.

Santé Québec précise dans sa lettre que la carte des zones ambulancières est en révision. Les limites des zones ne changent pas.

Le cadre légal : un permis et un contrat

La Loi sur les services préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2), à jour au 12 août 2026, pose à l'article 46 deux conditions pour exploiter un service ambulancier. Il faut être titulaire d'un permis d'exploitation délivré par Santé Québec ou par une instance régionale. Il faut aussi avoir conclu avec elle le contrat de services de l'article 9, d'une durée de cinq ans.

Selon l'article 47, le permis indique la région ou la zone où son titulaire est autorisé à exploiter son service, « principalement mais non de façon exclusive », et le nombre d'ambulances qu'il peut utiliser. L'article 51 le délivre pour une période maximale de 48 mois qui se termine un 31 mars.

Ce texte résume la loi et des documents officiels. Ce n'est ni un avis juridique ni un avis syndical.

Les conditions pour y être embauché comme ambulancier

La loi est la même pour tous les employeurs. L'article 63 fixe deux conditions pour agir comme technicien ambulancier :

  • avoir complété la formation collégiale initiale reconnue et réussi l'examen qui s'y rattache, ou détenir une formation reconnue équivalente par le directeur médical national
  • être inscrit au registre national de la main-d'œuvre tenu par Santé Québec et avoir obtenu une carte de statut de technicien ambulancier

L'article 63 ne nomme pas le permis de conduire. Selon la SAAQ, la classe 4A est celle qui permet de conduire une ambulance. Notre article Devenir ambulancier suit le parcours complet, du diplôme à la carte de statut.

La page de carrière

Paraxion publie ses postes sur la page Carrières et stages de son site. Elle y annonce des postes dans ses secteurs de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord et de l'ouest de la province, et donne l'adresse rh@paraxion.ca pour les questions. La même page décrit un stage d'observation et les stages de fin d'études en soins préhospitaliers d'urgence.

Cette page n'affichait aucun taux de salaire horaire le 10 octobre 2026. Elle énumère des primes offertes « pour certains secteurs et sous certaines conditions ». Nous ne les reprenons pas ici.

Questions fréquentes

Quel est le salaire d'un paramédic au Québec ?

Le Guichet-Emplois du gouvernement du Canada donne un salaire médian de 35,00 $ l'heure au Québec pour le technicien ambulancier paramédical (CNP 32102), avec un salaire bas de 25,56 $ et un salaire élevé de 40,00 $. Ces salaires ont été mis à jour le 19 novembre 2025 pour la période de référence 2023-2024. Ce n'est pas le taux d'un employeur en particulier. Notre article sur le salaire de l'ambulancier donne le détail.

Combien y a-t-il de paramédics au Québec ?

Le Québec comptait 6 112 paramédics actifs au registre national à la fin de l'exercice 2023-2024. Le chiffre vient du ministère de la Santé et des Services sociaux, dans sa Planification de la main-d'œuvre des techniciens ambulanciers paramédics 2024-2033. Ce total vaut pour l'ensemble du Québec et non pour un employeur.

Est-ce que la RAMQ rembourse les frais d'ambulance ?

Non. La Régie de l'assurance maladie du Québec l'écrit dans sa foire aux questions : « Nous ne couvrons pas les coûts de transport par ambulance. » Elle renvoie à Québec.ca pour le coût du transport et les mesures d'exception. Notre article sur le prix de l'ambulance explique qui paie et combien.

Quelles sont les compagnies ambulancières au Québec ?

Le ministère de la Santé et des Services sociaux compte 72 détenteurs de permis d'exploitation, qui desservent 16 des 18 régions sociosanitaires, par des services publics, coopératifs ou privés. Paraxion est l'un d'eux, inscrite dans neuf régions au tableau de Santé Québec, du Bas-Saint-Laurent à la Montérégie. Montréal et Laval relèvent d'Urgences-santé. Notre article sur l'emploi d'ambulancier indique où trouver le nom de l'employeur de chaque zone.

Comment devenir ambulancier au Québec ?

Le parcours commence par le diplôme d'études collégiales en soins préhospitaliers d'urgence (181.A1). Il se poursuit par le Programme national d'intégration clinique, dont l'inscription coûte 500 $ selon Québec.ca, dans sa page mise à jour le 24 mars 2025. Cette inscription exige une promesse d'embauche signée par un employeur et datée de moins de six mois. On cherche donc son employeur avant la fin du parcours, comme l'explique notre article Devenir ambulancier.

Combien coûte un transport en ambulance au Québec ?

Québec.ca fixe les frais de la prise en charge à 125 $ et les frais de déplacement à 1,75 $ par kilomètre parcouru, dans une page mise à jour le 20 août 2024. Le tarif est le même dans toutes les régions, quel que soit le service ambulancier qui fait le transport. La facture va à la personne transportée. Notre article sur le prix de l'ambulance décrit les cas où elle ne paie rien.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/paraxion/

Salaire

Salaire d'un ambulancier (paramédic) au Québec en 2026

Urgences-santé affiche de 26,34 $ à 39,40 $ l'heure au 1er avril 2023. Le salaire médian au Québec est de 35,00 $ l'heure selon le Guichet-Emplois.

Un ambulancier, ou technicien ambulancier paramédic, gagne de 26,34 $ à 39,40 $ l'heure chez Urgences-santé, selon le taux que l'employeur affiche en date du 1er avril 2023. Le salaire médian au Québec est de 35,00 $ l'heure selon le Guichet-Emplois. Ce texte vaut pour les ambulancières comme pour les ambulanciers.

Le taux affiché par Urgences-santé

La Corporation d'urgences-santé est l'organisme public qui dessert Montréal et Laval. Sa page de carrière écrit que le salaire horaire des techniciens ambulanciers paramédics varie entre 26,34 $ et 39,40 $ au 1er avril 2023, plus les avantages sociaux et le régime de retraite.

C'est le seul taux d'employeur lisible dans une source officielle le 10 octobre 2026. La page ne donne ni le nombre d'échelons, ni le taux de chaque échelon, ni la durée du séjour à un échelon. Nous n'avons trouvé aucune échelle complète dans une source officielle. Cet article ne publie donc pas de tableau par échelon.

Une entente de principe en juillet 2026

Le taux affiché date du 1er avril 2023. Le 26 juillet 2026, le gouvernement du Québec a annoncé une entente de principe avec la Fédération de la santé et des services sociaux pour le renouvellement des conventions collectives du secteur préhospitalier d'urgence. Le communiqué précise que l'entente vise 3 500 techniciens ambulanciers paramédics partout au Québec, dont plus de 1 000 chez Urgences-santé.

Le communiqué ne donne aucun taux. Il indique que les détails restent confidentiels jusqu'au vote des membres. Les nouveaux taux ne figuraient dans aucune source officielle le 10 octobre 2026.

Le salaire annuel calculé

Aucune source officielle consultée ne donne la semaine normale de l'ambulancier. Le calcul qui suit repose sur une hypothèse de la rédaction : 40 heures payées par semaine pendant 52 semaines, soit 2 080 heures par année.

Taux horaireSourceCalculSalaire annuel
26,34 $Urgences-santé, taux d'entrée au 1er avril 202326,34 $ × 2 08054 787 $
39,40 $Urgences-santé, taux maximal au 1er avril 202339,40 $ × 2 08081 952 $
35,00 $Guichet-Emplois, médian du Québec, 2023-202435,00 $ × 2 08072 800 $

Calcul de la rédaction, sans prime ni heures supplémentaires. Un horaire de moins de 40 heures donne un montant plus bas.

La fiche du métier sur Québec.ca, mise à jour le 19 juin 2026, indique de son côté un salaire annuel de 74 000 $ en 2020 pour l'ensemble du Québec.

Le salaire médian au Québec

Le Guichet-Emplois du gouvernement du Canada classe l'ambulancier dans le groupe 32102 de la Classification nationale des professions. Ses salaires ont été mis à jour le 19 novembre 2025.

TerritoireSalaire basSalaire médianSalaire élevéPériode
Québec25,56 $35,00 $40,00 $2023-2024
Montréal28,36 $37,12 $42,67 $2024
Laval27,50 $37,48 $42,63 $2024

Source : Guichet-Emplois, salaires horaires, CNP 32102. Ces chiffres viennent d'enquêtes et non d'une convention collective.

Québec.ca publie des chiffres différents pour le même groupe : 26,30 $ au minimum, 33,60 $ au médian et 40,00 $ au maximum. La fiche précise que ce salaire horaire est la moyenne des salaires de 2023 à 2025.

Urgences-santé et les entreprises ambulancières

Hors de Montréal et de Laval, les ambulanciers travaillent pour des entreprises et des coopératives titulaires d'un permis. Aucune source officielle consultée ne publie leurs taux. L'entente de principe du 26 juillet 2026 couvre à la fois des ambulanciers d'Urgences-santé et des ambulanciers du reste du Québec.

Le Guichet-Emplois place le salaire médian à 37,12 $ à Montréal et à 37,48 $ à Laval, contre 35,00 $ pour l'ensemble du Québec. Notre article sur l'emploi d'ambulancier présente les employeurs.

L'horaire de faction

Le ministère de la Santé et des Services sociaux décrit deux types d'horaires dans sa Planification de la main-d'œuvre des techniciens ambulanciers paramédics 2024-2033. Dans l'horaire à l'heure, l'ambulancier fait un quart qui dure habituellement 8, 10 ou 12 heures, sur un cycle de 14 jours. Dans l'horaire de faction, il est de garde et prêt à répondre à une affectation, sans nécessairement attendre dans l'ambulance.

Le même document chiffre l'écart. Un ambulancier en horaire de faction livre en moyenne 2 365 heures de service par année, contre 1 147 heures pour un ambulancier à l'heure. L'horaire de faction représentait 21 % des heures autorisées par le Ministère en 2022-2023 et il est plus courant en milieu rural. Le document ne dit pas comment ces heures de garde sont payées.

Les primes et les heures supplémentaires

La page de carrière d'Urgences-santé ne mentionne aucune prime. Aucune source officielle consultée ne donne le montant des primes ni le taux des heures supplémentaires des ambulanciers. Ces règles se trouvent dans la convention collective de chaque employeur. Demandez-les à l'employeur avant d'accepter un poste.

Pour l'embauche, Urgences-santé exige le diplôme d'études collégiales en soins préhospitaliers d'urgence ou une équivalence, le permis de conduire de classe 4A et l'inscription au Registre national de la main-d'œuvre des techniciens ambulanciers paramédics. Voyez comment devenir ambulancier et notre article sur le permis de classe 4A.

Ce texte résume des documents publics. Ce n'est ni un avis juridique ni un avis syndical.

Questions fréquentes

Quel est le salaire d'un ambulancier au Québec en 2026 ?

Le dernier taux officiel lisible est celui d'Urgences-santé : de 26,34 $ à 39,40 $ l'heure au 1er avril 2023. Une entente de principe a été annoncée le 26 juillet 2026 et ses taux n'étaient pas publics le 10 octobre 2026. Le Guichet-Emplois situe le salaire médian à 35,00 $ l'heure pour le Québec.

Quel est le salaire moyen d'un ambulancier au Québec ?

Les sources officielles publient un salaire médian et non une moyenne. Le Guichet-Emplois donne 35,00 $ l'heure pour la période 2023-2024. Québec.ca donne 33,60 $ l'heure, calculé sur les salaires de 2023 à 2025.

Est-ce que 70.000 est un bon salaire au Québec ?

L'Institut de la statistique du Québec établit la rémunération hebdomadaire moyenne au Québec à 1 256,04 $ pour l'ensemble de l'année 2025. Sur 52 semaines, cela donne 65 314 $. Un salaire de 70 000 $ dépasse cette moyenne de 4 686 $.

Quel est le salaire d'un ambulancier par mois ?

Aucune source officielle ne publie un salaire mensuel. Voici un calcul de la rédaction, sur 2 080 heures payées par année divisées en 12 mois : 4 566 $ par mois au taux d'entrée d'Urgences-santé de 26,34 $ l'heure, et 6 829 $ par mois à son taux maximal de 39,40 $, taux au 1er avril 2023. Au salaire médian du Guichet-Emplois, 35,00 $ l'heure, le même calcul donne 6 067 $ par mois. Ces montants sont bruts, sans prime ni heures supplémentaires.

Quel est le salaire d'un technicien ambulancier au Québec ?

La fiche « Techniciens ambulanciers paramédicaux » de Québec.ca, mise à jour le 19 juin 2026, donne 26,30 $ l'heure au minimum, 33,60 $ au médian et 40,00 $ au maximum. Ce salaire horaire est la moyenne des salaires de 2023 à 2025. La même fiche indique un salaire annuel de 74 000 $ en 2020 pour l'ensemble du Québec.

Quel est le salaire d'un paramédic au Québec ?

Le paramédic et l'ambulancier forment un seul groupe au Guichet-Emplois, le CNP 32102, et leurs salaires sont les mêmes. Le salaire médian change selon la région : 37,12 $ l'heure à Montréal et 37,48 $ à Laval en 2024, contre 35,00 $ pour l'ensemble du Québec en 2023-2024. Le salaire élevé atteint 42,67 $ l'heure à Montréal et 42,63 $ à Laval.

Quel est le salaire moyen chez Urgences-Santé au Québec ?

Urgences-santé ne publie aucun salaire moyen. Sa page de carrière donne une fourchette pour les techniciens ambulanciers paramédics : de 26,34 $ à 39,40 $ l'heure au 1er avril 2023, plus les avantages sociaux et le régime de retraite. Elle ne dit pas combien d'ambulanciers se trouvent à chaque taux. Notre article sur Urgences-santé présente l'organisme.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/salaire-ambulancier/

Formation

Devenir ambulancier au Québec : le DEC en soins préhospitaliers d'urgence

Le DEC en soins préhospitaliers d'urgence, les cégeps publics qui l'offrent, puis le PNIC, le registre national et le permis de classe 4A.

Pour devenir ambulancier au Québec, il faut un diplôme d'études collégiales (DEC) en soins préhospitaliers d'urgence, la réussite du Programme national d'intégration clinique et une inscription au registre national. Le titre officiel du métier est technicien ambulancier paramédic, ou paramédic tout court. Ce texte vaut pour les femmes comme pour les hommes.

Le DEC en soins préhospitaliers d'urgence

Le programme porte aujourd'hui le code 181.A1. L'Inforoute FPT, le répertoire de la formation professionnelle et technique, indique qu'il a été approuvé en 2022 et qu'il remplace l'ancienne version, le 181.A0. Le nom n'a pas changé.

Selon la même fiche, le programme dure environ 36 mois et compte 2 865 heures, dont 2 205 heures de formation spécifique. Le reste est la formation générale : 420 heures communes à tous les programmes, 150 heures propres au programme et 90 heures complémentaires. Ces heures ne comptent pas le travail personnel.

La fiche énumère 17 compétences. Parmi elles : effectuer des examens cliniques, déterminer les soins, intervenir auprès de personnes en situation traumatique, assurer le transport des personnes et la conformité de l'équipement.

Les conditions d'admission

Le ministère ne fixe aucun préalable particulier. L'Inforoute FPT écrit que la personne doit satisfaire aux conditions générales d'admission du Règlement sur le régime des études collégiales, et elle inscrit « Aucune » aux conditions particulières.

Chaque cégep ajoute toutefois ses propres exigences. Deux exemples, lus sur leurs pages le 10 octobre 2026.

  • Le Cégep de Sherbrooke demande de réussir des tests d'admission physique, au coût de 60 $ par personne, et de détenir un permis de conduire de classe 4A avant la fin de la 5e session
  • Le Cégep de Sainte-Foy convoque jusqu'à 160 candidats à un test d'évaluation des aptitudes paramédicales (Kin-AP), au coût de 60 $, et classe les candidats à 50 % sur le dossier scolaire et à 50 % sur ce test

Le Cégep de Sherbrooke recommande d'avoir la vaccination de base une fois admis. Il précise qu'une vérification des antécédents judiciaires peut être exigée par certains milieux de stage. Le Cégep de Sainte-Foy demande de répondre aux exigences vaccinales des milieux de stage. Les règles changent d'un collège à l'autre : lisez la page du cégep visé avant de déposer votre demande.

Les cégeps publics qui offrent le programme

L'Inforoute FPT liste les collèges qui offrent le 181.A1. Voici les établissements publics de cette liste, consultée le 10 octobre 2026.

  • Cégep Beauce-Appalaches, campus de Lac-Mégantic et de Saint-Georges
  • Cégep de Baie-Comeau
  • Cégep de Chicoutimi
  • Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue
  • Cégep de l'Outaouais
  • Cégep de Rivière-du-Loup
  • Cégep de Sainte-Foy
  • Cégep de Shawinigan
  • Cégep de Sherbrooke
  • Cégep de St-Hyacinthe
  • Cégep John Abbott
  • Centre collégial de Mont-Laurier
  • Collège Ahuntsic
  • Collège Lionel-Groulx

La liste compte aussi un collège privé.

L'ancienne technique ambulancière et l'AEC

Avant le DEC, on entrait dans le métier par une attestation d'études collégiales (AEC) en techniques ambulancières. Le règlement sur le registre national ne nomme plus cette attestation parmi ses conditions d'inscription. Il n'en parle que dans une disposition transitoire, pour une AEC destinée aux Forces canadiennes obtenue au plus tard le 31 décembre 2015.

Les personnes déjà formées gardent leur place. Urgences-santé, sur sa page de carrière, accepte encore l'AEC en techniques ambulancières, le DEC en soins préhospitaliers d'urgence ou une équivalence.

Après le diplôme : le PNIC

Le diplôme ne suffit pas. L'article 2 du règlement exige d'avoir suivi et réussi le Programme national d'intégration clinique (PNIC), établi par le directeur médical national. L'article 6 donne 2 ans à compter de la date d'obtention du diplôme.

Québec.ca décrit le programme en trois volets, dans une page mise à jour le 24 mars 2025.

  • Un examen théorique d'une centaine de questions à choix multiples, avec une note de passage de 60 %
  • Un travail de 30 questions sur l'éthique de la profession et les responsabilités légales, obligatoire et sans note de passage
  • Un volet pratique en milieu de travail, avec des évaluations cliniques et 10 interventions complètes

L'inscription se fait en ligne sur le portail Préhospitalier Québec. Elle coûte 500 $, payables par carte de crédit seulement. Il faut y joindre une promesse d'embauche signée par un employeur et datée de moins de six mois. Autrement dit, on cherche son employeur avant le PNIC. Voyez notre article sur l'emploi d'ambulancier.

Le registre national et le permis de classe 4A

Personne ne travaille comme ambulancier sans être inscrit au registre national de la main-d'œuvre des techniciens ambulanciers. Le règlement (chapitre S-6.2, r. 1) pose trois conditions pour un diplômé du Québec.

  • Être titulaire du DEC en soins préhospitaliers d'urgence
  • Détenir un permis de conduire valide, autre qu'un permis probatoire, qui autorise à conduire un véhicule d'urgence
  • Ne pas avoir été déclaré coupable d'un acte criminel relié à l'exercice du métier, à moins d'en avoir obtenu le pardon

Québec.ca nomme les documents à rassembler : un certificat de naissance, le permis de conduire de classe 4A, le diplôme ou l'attestation de réussite, la vérification des antécédents judiciaires. Les bulletins ne sont pas acceptés. Notre article sur le permis de classe 4A explique la démarche à la SAAQ.

L'inscription donne une carte de statut actif, valable sur tout le territoire québécois. Pour la garder, l'article 10 du règlement demande de suivre toute la formation continue obligatoire à l'intérieur d'une période de 4 ans. Ce texte n'est pas un avis juridique.

Questions fréquentes

Quel est le parcours pour devenir ambulancier ?

Le parcours tient en quatre étapes : le DEC en soins préhospitaliers d'urgence (181.A1), le permis de conduire de classe 4A, le Programme national d'intégration clinique et l'inscription au registre national. Le DEC dure environ 36 mois selon l'Inforoute FPT. Le PNIC doit être réussi dans les 2 ans qui suivent le diplôme.

Comment devenir ambulancier rapidement ?

Aucun raccourci ne contourne le DEC : le règlement l'exige. Une personne qui a déjà réussi sa formation générale collégiale peut suivre le DEC accéléré du Cégep de Sainte-Foy, qui dure 2 ans (2 205 heures). Sa page annonce la prochaine cohorte pour août 2027, avec une inscription en mars 2027.

Quel est le salaire d'un ambulancier au Québec ?

Le Guichet-Emplois du gouvernement du Canada donne un salaire médian de 35,00 $ l'heure pour un paramédic en soins primaires au Québec, entre 25,56 $ et 40,00 $ l'heure. Ces chiffres ont été mis à jour le 19 novembre 2025. Le détail se trouve dans notre article sur le salaire d'un ambulancier.

Quelles sont les études pour devenir ambulancier ?

Ce sont des études collégiales techniques : le DEC en soins préhospitaliers d'urgence, code 181.A1. L'Inforoute FPT lui donne 2 865 heures, dont 2 205 heures de formation spécifique au métier et 660 heures de formation générale. La liste des cégeps publics qui l'offrent est plus haut dans cet article.

Quels sont les prérequis pour devenir ambulancier ?

Le ministère n'impose aucun cours préalable particulier : il faut seulement répondre aux conditions générales d'admission au cégep. Les exigences viennent des collèges, par exemple un test d'admission à 60 $ au Cégep de Sherbrooke et au Cégep de Sainte-Foy. Pour travailler ensuite, le règlement sur le registre national demande un permis de conduire qui autorise à conduire un véhicule d'urgence et l'absence de condamnation pour un acte criminel relié au métier.

Quelle est la différence entre un ambulancier et un paramédic ?

Les deux mots désignent le même métier. La Loi sur les services préhospitaliers d'urgence et son règlement sur le registre national écrivent « technicien ambulancier », et le mot « paramédic » n'apparaît pas dans la loi, à jour au 12 août 2026. Le ministère de la Santé et des Services sociaux écrit « technicien ambulancier paramédic » dans ses documents, et Urgences-santé affiche ses postes sous le titre « Paramédic ». Aucun de ces textes ne décrit deux métiers distincts.

Qu'est-ce que le DEC accéléré Soins préhospitaliers d'urgence ?

C'est le même diplôme, sans les cours de formation générale. Le Cégep de Sainte-Foy l'offre à sa formation continue aux personnes qui ont déjà réussi ces cours au collégial : 4 cours de français, 3 de philosophie, 3 d'éducation physique, 2 d'anglais et 2 cours complémentaires. La formation se donne à temps plein, de jour, du lundi au vendredi. Le test Kin-AP fait partie des conditions d'admission.

Est-ce difficile de devenir ambulancier ?

Aucune source officielle ne mesure la difficulté du parcours ni ne publie de taux de réussite. Les textes montrent trois filtres. L'entrée au cégep peut passer par une sélection, comme au Cégep de Sainte-Foy, qui convoque jusqu'à 160 candidats à son test. Viennent ensuite 2 865 heures de formation, puis le Programme national d'intégration clinique, dont l'examen théorique demande 60 % et dont le volet pratique compte 10 interventions complètes.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/devenir-ambulancier/

Emploi

Emploi d'ambulancier au Québec : où postuler

Urgences-santé à Montréal et à Laval, des entreprises et des coopératives titulaires d'un permis ailleurs : qui embauche les ambulanciers et à quelles conditions.

L'ambulancier du Québec, ou technicien ambulancier paramédic, a deux sortes d'employeurs. À Montréal et à Laval, c'est Urgences-santé. Partout ailleurs, ce sont des entreprises et des coopératives qui détiennent un permis d'exploitation de services ambulanciers. Ce texte vaut pour les femmes comme pour les hommes.

Montréal et Laval : Urgences-santé

L'article 87 de la Loi sur les services préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2), à jour au 12 août 2026, maintient la Corporation d'urgences-santé de la région de Montréal Métropolitain sous le nom d'Urgences-santé. Elle exerce ses activités pour les régions sociosanitaires de Montréal et de Laval. Son siège est à Montréal, selon l'article 88. L'article 90 lui confie, sous la responsabilité de Santé Québec, les fonctions d'un service ambulancier et d'un centre de communication santé sur ce territoire.

Les candidatures passent par la page Paramédic de la section Carrières d'Urgences-santé, qui mène au portail des emplois disponibles.

Ailleurs : les titulaires d'un permis

L'article 46 de la loi pose deux conditions pour exploiter un service ambulancier : être titulaire d'un permis d'exploitation délivré par Santé Québec ou par une instance régionale, et avoir conclu avec elle le contrat de services de l'article 9. Ce contrat dure cinq ans.

Selon l'article 47, le permis peut être délivré à une personne physique ou à une personne morale. Il indique la région ou la zone où son titulaire est autorisé à exploiter son service, et le nombre d'ambulances qu'il peut utiliser. L'article 51 le délivre pour une période maximale de 48 mois qui se termine un 31 mars.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux écrit, dans sa Planification de la main-d'œuvre des techniciens ambulanciers paramédics 2024-2033, que 16 des 18 régions sociosanitaires sont desservies par un ou plusieurs des 72 détenteurs de permis d'exploitation. Le même document décrit des services ambulanciers publics, coopératifs ou privés. Il compte 6 112 paramédics actifs au registre national à la fin de l'exercice 2023-2024.

Où se trouve la liste officielle

Santé Québec a remis le 14 septembre 2026, en réponse à la demande d'accès 26-SQ-0001-412, un tableau des entreprises et des coopératives ambulancières avec leurs zones de desserte, région par région. Le document est publié dans sa liste des demandes d'accès. Vous y cherchez votre région, puis la zone où vous voulez travailler. Le nom de l'employeur est sur la même ligne.

Voici trois employeurs de ce tableau, en ordre alphabétique, avec la page de carrière de leur propre site. Ce n'est ni un classement ni une recommandation.

EmployeurZones inscrites au tableau de Santé QuébecPage de carrière
Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM)Châteauguay, Valleyfield, Ormstown, La Prairie, Rigaud-Dorion, Longueuilcetam.ca/postuler/carriere
Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ)Québec, Saint-Marc-des-Carrières, L'Étape, La Malbaie et Baie-Saint-Paul, Saint-Siméon, L'Isle-aux-Coudres, Saguenayctaq.com/emplois
Dessercom inc.Des zones dans neuf régions, dont douze zones de l'Abitibi-Témiscamingue, Lévis, Drummondville, Granby et Saint-Hyacinthedessercom.com/carriere

Source : Santé Québec, document remis le 14 septembre 2026. Une même zone peut compter plus d'un employeur.

Le tableau nomme aussi, entre autres, La Corporation ambulancière de Beauce inc. pour huit zones de Chaudière-Appalaches et celle de Weedon, la Coopérative de travailleurs d'ambulance de l'Estrie, la Coopérative des Ambulanciers de la Mauricie, la Coopérative des Paramédics de l'Outaouais et Les services préhospitaliers Paraxion inc. Une municipalité y figure : la Ville de Fermont.

Les conditions pour être embauché

L'article 63 de la loi fixe deux conditions pour agir comme technicien ambulancier, quel que soit l'employeur :

  • avoir complété la formation collégiale initiale reconnue et réussi l'examen qui s'y rattache, ou détenir une formation reconnue équivalente par le directeur médical national
  • être inscrit au registre national de la main-d'œuvre tenu par Santé Québec et avoir obtenu une carte de statut de technicien ambulancier

Québec.ca précise, dans sa page mise à jour le 19 décembre 2025, que la demande d'inscription au registre se fait pendant le Programme national d'intégration clinique et que l'inscription se renouvelle tous les quatre ans. Notre article Devenir ambulancier suit ce parcours étape par étape.

L'employeur ajoute ses propres exigences. Urgences-santé demande l'inscription au registre, une attestation d'études collégiales en techniques ambulancières ou un diplôme d'études collégiales en soins préhospitaliers d'urgence, et un permis de conduire de classe 4A avec un dossier de conduite de la SAAQ qui ne contient pas plus de six points d'inaptitude. Elle exige aussi un certificat de bonne conduite délivré par un service de police dans les trois derniers mois et une disponibilité entière pendant une période d'intégration et d'évaluation de six mois.

Ce texte résume la loi et des pages officielles. Ce n'est ni un avis juridique ni un avis syndical.

Les perspectives d'emploi

Le Guichet-Emplois du gouvernement du Canada juge les perspectives « modérées » pour le personnel ambulancier et paramédical du Québec (CNP 32102) pour la période 2025 à 2027. Cette évaluation date du 10 décembre 2025. Elles sont « bonnes » dans trois régions : la Côte-Nord, le Centre-du-Québec et le Nord-du-Québec. Elles sont « modérées » dans les quatorze autres.

Le Guichet-Emplois compte environ 6 400 personnes dans cette profession au Québec. Le travail à temps plein en occupe 95 % et le travail à temps partiel 5 %. Il note que les horaires de faction sont remplacés par des horaires à l'heure dans plusieurs régions.

Questions fréquentes

Où puis-je trouver des ambulanciers au Québec ?

Les ambulanciers travaillent pour Urgences-santé à Montréal et à Laval. Dans les autres régions, ils travaillent pour les entreprises et les coopératives qui détiennent un permis d'exploitation de services ambulanciers. Le tableau remis par Santé Québec le 14 septembre 2026 donne le nom de l'employeur de chaque zone.

Quel est le salaire moyen d'un ambulancier au Québec ?

Le Guichet-Emplois publie un salaire médian et non une moyenne : 35,00 $ l'heure au Québec, avec un salaire bas de 25,56 $ et un salaire élevé de 40,00 $. La période de référence est 2023-2024 et la mise à jour date du 19 novembre 2025. Urgences-santé affiche de son côté un salaire horaire de 26,34 $ à 39,40 $ au 1er avril 2023. Notre article sur le salaire de l'ambulancier donne le détail.

Faut-il un permis de classe 4A pour être embauché comme ambulancier ?

La loi ne le nomme pas à l'article 63, mais la classe 4A est celle qui permet de conduire un véhicule d'urgence, dont une ambulance, selon la SAAQ. Urgences-santé l'inscrit dans ses conditions d'embauche, et le Guichet-Emplois le range parmi les exigences d'accès à la profession au Québec. Voyez notre article sur le permis de classe 4A.

Comment devenir ambulancier au Québec ?

Il faut un diplôme d'études collégiales en soins préhospitaliers d'urgence, la réussite du Programme national d'intégration clinique et une inscription au registre national. L'employeur entre tôt dans le parcours : l'inscription au programme d'intégration demande une promesse d'embauche signée et datée de moins de six mois. Notre article Devenir ambulancier détaille chaque étape.

Quelles sont les compagnies ambulancières au Québec ?

Le ministère de la Santé et des Services sociaux compte 72 détenteurs de permis d'exploitation dans 16 des 18 régions sociosanitaires, en plus d'Urgences-santé à Montréal et à Laval. Ce sont des entreprises privées, des coopératives et des services publics. Nous avons une fiche sur quatre d'entre eux : la CETAM, la CTAQ, Dessercom et Paraxion.

Quel est le salaire d'un ambulancier au Québec en 2026 ?

Les taux de 2026 n'étaient publics dans aucune source officielle le 10 octobre 2026. Le gouvernement du Québec a annoncé le 26 juillet 2026 une entente de principe pour 3 500 techniciens ambulanciers paramédics, et son communiqué précise que les détails restent confidentiels jusqu'au vote des membres. Le dernier taux affiché par un employeur reste celui d'Urgences-santé au 1er avril 2023.

Quelle est la loi qui régit les services préhospitaliers d'urgence au Québec ?

C'est la Loi sur les services préhospitaliers d'urgence, chapitre S-6.2 des lois du Québec, à jour au 12 août 2026 sur LégisQuébec. Son article 1 dit qu'elle encadre l'organisation de ces services et qu'elle précise les droits, les rôles et les responsabilités de leurs différents acteurs. Pour l'emploi, trois passages comptent : l'article 46 sur le permis d'exploitation, l'article 63 sur les conditions pour agir comme technicien ambulancier et les articles 87 à 90 sur Urgences-santé.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/emploi-ambulancier/

Formation

Permis de classe 4A : le permis pour conduire une ambulance au Québec

La classe 4A autorise la conduite d'une ambulance. Conditions, rapport médical, examen théorique de 30 questions et frais de la SAAQ.

Pour conduire une ambulance au Québec, l'ambulancier ou le paramédic doit avoir la classe 4A sur son permis de conduire. Elle s'ajoute à la classe 5 après un rapport médical, un test visuel et un examen théorique de 30 questions à la SAAQ. Ce texte vaut pour les femmes comme pour les hommes.

Ce que la classe 4A permet de conduire

L'article 28.4 du Règlement sur les permis tient en une ligne : la classe 4A autorise la conduite d'un véhicule d'urgence. La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) en donne la liste sur sa page consacrée à cette classe :

  • une ambulance
  • une voiture de police
  • un véhicule de service d'incendie
  • un autre véhicule routier reconnu comme véhicule d'urgence par la SAAQ selon les critères fixés par règlement

Selon l'article 29 du même règlement, le permis de la classe 4A comprend aussi les classes 4B, 5, 6D et 8. Son titulaire conduit donc un minibus ou un autobus de 24 passagers ou moins, une auto, un cyclomoteur et un tracteur de ferme. Le titulaire d'un permis de la classe 1, 2 ou 3 a déjà la classe 4A.

Les conditions pour l'obtenir

Le Règlement sur les permis, à jour au 1er juin 2026, prévoit trois chemins. Tous exigent un rapport médical et la réussite du test visuel de la SAAQ.

Votre situationCours de conduite d'un véhicule d'urgenceArticle
Permis de conduire de la classe 5 depuis 24 mois ou plusNon exigé43, paragraphe 2°
Permis de conduire de la classe 5 depuis moins de 24 moisExigé43, paragraphe 3°
Permis probatoire de la classe 5Exigé25

Source : Règlement sur les permis, chapitre C-24.2, r. 34, articles 25 et 43. Les 24 mois comptent la durée du permis probatoire.

Le cours reconnu est celui de l'École nationale de police du Québec, d'Urgences-santé, de l'Institut de protection contre les incendies du Québec ou de l'École nationale des pompiers du Québec, ou un cours équivalent. Les articles 25 et 43 ne fixent ni âge minimal ni nombre maximal de points d'inaptitude pour la classe 4A. L'employeur peut en fixer un : voyez plus bas.

Le rapport médical et le test visuel

C'est la première étape, dit la SAAQ. Deux façons de faire :

  • télécharger le formulaire Rapport sur l'état de santé - Permis de conduire, écrire « Ajout de classe » dans le haut, puis le faire remplir par un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée, section « Troubles visuels » comprise
  • passer le test visuel dans un centre de services de la SAAQ, y prendre le formulaire, puis le faire remplir par un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée

Le formulaire revient à la SAAQ par SAAQclic, par la poste ou dans un point de service. La SAAQ vous informe ensuite de sa décision.

L'examen théorique et son coût

L'examen compte 30 questions sur les techniques de conduite spécialisées et dure environ 1 heure. Il faut au moins 22 bonnes réponses. Le rendez-vous se prend dans SAAQclic.

La page de la SAAQ ne prévoit aucun examen pratique : la réussite de l'examen théorique donne le permis de la classe 4A. Après un échec, le délai minimal est de 7 jours avant la reprise et les frais d'examen se paient de nouveau.

FraisMontant
Examen théorique13,50 $
Ajout d'une classe au permis18,50 $
Total32,00 $

Source : SAAQ, page « Permis de conduire véhicule d'urgence (classe 4A) », dernière modification le 3 mars 2026, consultée le 10 octobre 2026. Le total est un calcul de la rédaction. Les honoraires du professionnel qui remplit le rapport médical ne sont pas compris.

Le jour de l'examen, apportez votre permis et, s'il est exigé, l'attestation de réussite du cours. La carte de crédit est refusée dans les points de service.

L'examen médical périodique

Le suivi médical continue après l'obtention. Selon la page « État de santé et permis de conduire » de la SAAQ, modifiée le 2 avril 2026, le titulaire d'un permis de la classe 1, 2, 3, 4A ou 4B fournit un rapport médical à 45, 55, 60 et 65 ans, puis tous les 2 ans. Le rapport se transmet avant la date limite inscrite dans la lettre de la SAAQ. Un retard expose à la suspension du permis.

La différence avec les classes 4B et 4C

La classe 4B autorise la conduite d'un minibus et d'un autobus aménagé pour 24 passagers ou moins, selon l'article 28.5. Elle demande 12 mois de classe 5 plutôt que 24, un rapport médical et le test visuel, selon l'article 42. Elle ne permet pas de conduire une ambulance.

La classe 4C n'existe plus. Le Règlement sur les permis l'a abrogée par le chapitre 18 des lois de 2019, et la SAAQ ne la compte plus dans ses classes de permis.

Le permis 4A et le métier d'ambulancier

Trois organismes publics situent le moment où il faut l'avoir.

  • Le Cégep de Sherbrooke, dans sa fiche du programme Soins préhospitaliers d'urgence (181.A1) pour 2027-2028, demande de s'engager à détenir un permis de conduire de classe 4A avant la fin de la 5e session
  • Québec.ca, sur sa page du Programme national d'intégration clinique mise à jour le 24 mars 2025, range le permis de conduire de classe 4A parmi les documents à rassembler pour l'inscription au Registre national de la main-d'œuvre des techniciens ambulanciers paramédics
  • Urgences-santé, sur sa page de carrière, exige un permis de conduire valide avec la classe 4A et un dossier de conduite de la SAAQ, émis dans les trois derniers mois, qui ne contient pas plus de six points d'inaptitude

Chaque cégep fixe sa propre échéance : vérifiez celle du vôtre. Le parcours complet est dans notre article Devenir ambulancier. Les employeurs sont présentés dans Emploi d'ambulancier.

Ce texte résume un règlement et des pages officielles. Ce n'est pas un avis juridique.

Questions fréquentes

Quelle est la classe 4A ?

C'est la classe de permis de conduire des véhicules d'urgence, définie à l'article 28.4 du Règlement sur les permis. Elle couvre l'ambulance, la voiture de police et le véhicule de service d'incendie. Elle comprend aussi les classes 4B, 5, 6D et 8.

C'est quoi 4A sur le permis ?

La mention 4A indique que la SAAQ vous autorise à conduire un véhicule d'urgence. Elle vous range aussi parmi les conducteurs soumis au suivi médical : un rapport à 45, 55, 60 et 65 ans, puis tous les 2 ans. Le titulaire d'une classe 1, 2 ou 3 a la classe 4A sans démarche de plus, selon l'article 29 du règlement.

Qu'est-ce que le 4b sur le permis de conduire ?

La classe 4B autorise la conduite d'un minibus et d'un autobus aménagé pour 24 passagers ou moins. Elle s'obtient après 12 mois de classe 5, avec un rapport médical et un test visuel. Le titulaire d'une classe 4A l'a déjà.

Comment obtenir la classe 4 ?

Le règlement ne contient pas de classe 4 tout court : il y a la 4A et la 4B. Pour la 4A, la SAAQ fait passer le rapport médical et le test visuel d'abord, puis l'examen théorique sur rendez-vous pris dans SAAQclic. Il en coûte 13,50 $ pour l'examen et 18,50 $ pour l'ajout de la classe.

Quel permis faut-il pour conduire une ambulance ?

Il faut un permis de conduire qui porte la classe 4A, celle des véhicules d'urgence selon l'article 28.4 du Règlement sur les permis. Un permis de la classe 1, 2 ou 3 suffit aussi, puisqu'il comprend la classe 4A. L'employeur peut demander davantage : Urgences-santé exige un dossier de conduite de la SAAQ, émis dans les trois derniers mois, qui ne contient pas plus de six points d'inaptitude.

Quelles sont les conditions pour obtenir un permis de conduire de classe 4 ?

Pour la classe 4A, l'article 43 du Règlement sur les permis demande un rapport médical, la réussite du test visuel de la SAAQ et un permis de conduire de la classe 5. Avec 24 mois ou plus de classe 5, le cours de conduite d'un véhicule d'urgence n'est pas exigé. Avec moins de 24 mois ou un permis probatoire, il l'est. Pour la classe 4B, l'article 42 demande 12 mois de classe 5, un rapport médical et le test visuel.

Est-il possible de conduire une ambulance sans diplôme ?

Le permis ne demande aucun diplôme d'études : les articles 25 et 43 du Règlement sur les permis exigent la classe 5, un rapport médical, le test visuel et, dans deux cas sur trois, le cours de conduite d'un véhicule d'urgence. Le métier, lui, en demande un : l'article 63 de la Loi sur les services préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2) exige, pour agir comme technicien ambulancier, la formation collégiale initiale reconnue et la réussite de son examen, ou une formation ou une reconnaissance professionnelle reconnue par le directeur médical national. Il exige aussi l'inscription au registre national de la main-d'œuvre et la carte de statut. Le parcours est dans notre article Devenir ambulancier.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/permis-classe-4a/

Emploi

Répartiteur 911 et répartiteur médical d'urgence : rôle, formation, salaire

Le préposé du 9-1-1 transfère l'appel, le répartiteur médical d'urgence envoie l'ambulance. Les deux lois, la formation de 765 heures et les salaires affichés.

Avant que l'ambulancier, ou paramédic, ne reçoive son affectation, deux personnes ont traité l'appel. La première répond au 9-1-1. La seconde, le répartiteur médical d'urgence, évalue l'appel et envoie l'ambulance. Ce sont deux métiers, deux employeurs et deux lois. Ce texte vaut pour les répartitrices comme pour les répartiteurs.

Deux métiers, deux lois

Le centre d'urgence 9-1-1 relève de la Loi sur les centres de communications d'urgence (chapitre C-8.2.1). C'est le nom que porte, depuis la réforme de 2024, la partie de l'ancienne Loi sur la sécurité civile qui encadrait le 9-1-1. Son article 1 définit le centre d'urgence 9-1-1 : il reçoit la communication, détermine la nature de l'urgence et la transmet au centre secondaire approprié, soit la répartition d'un service de sécurité incendie, celle d'un corps de police ou un centre de communication santé.

Le 9-1-1 est une responsabilité municipale. Selon l'article 3, une municipalité locale met en place son propre centre, s'entend avec une autre municipalité ou confie le service par contrat à une entreprise privée ou à un organisme à but non lucratif. Le ministre délivre au centre un certificat de conformité valide pour cinq ans (article 10).

Le centre de communication santé relève de la Loi sur les services préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2). Son article 22 lui confie de recevoir les appels venant d'un centre d'urgence 9-1-1, de les traiter et de les prioriser selon les protocoles, puis d'affecter et de répartir les ressources préhospitalières. À Montréal et à Laval, ces fonctions sont assumées par Urgences-santé (article 90).

Préposé du 9-1-1Répartiteur médical d'urgence
Lieu de travailCentre d'urgence 9-1-1Centre de communication santé
LoiChapitre C-8.2.1Chapitre S-6.2
RôleRépondre, déterminer la nature de l'urgence, transférerPrioriser l'appel, affecter et suivre l'ambulance
ResponsableMunicipalité localeCentre reconnu par Santé Québec, ou Urgences-santé

De l'appel au 9-1-1 jusqu'à l'ambulance

Le règlement sur les normes des centres d'urgence 9-1-1 (chapitre C-8.2.1, r. 1) fixe le rythme. Le service est offert 24 heures par jour, 7 jours par semaine, avec au moins 2 préposés présents en tout temps (article 12). Sur une base mensuelle, les communications d'urgence sont répondues en moins de 10 secondes dans au moins 90 % des cas (article 15). Le temps moyen pour acheminer un appel vers le centre secondaire est d'au plus 60 secondes (article 14).

Le transfert vers la santé suit un protocole que le centre de communication santé établit avec chaque centre 9-1-1 de son territoire (chapitre S-6.2, article 24). Le centre de communication santé utilise ensuite un système de traitement et de priorisation des appels approuvé par Santé Québec ou par le ministre (article 25). Sa décision d'affectation lie l'entreprise ambulancière (article 23). Selon le cas, un premier répondant est aussi envoyé sur les lieux.

La formation

Le règlement n'exige aucun diplôme précis du préposé du 9-1-1. Son article 29 impose une formation initiale donnée selon le plan de formation du centre, puis une formation continue d'au moins 14 heures par année.

Les cégeps publics offrent une attestation d'études collégiales (AEC), Répartiteur en centre d'appels d'urgence, code JCC.13, d'une durée de 765 heures. Elle prépare aux deux métiers : centrale primaire (9-1-1) ou secondaire (police, santé, incendie). Inforoute FPT, consulté le 10 octobre 2026, en affiche une au Collège Montmorency, à Laval. Le cahier d'information du Collège pour le groupe 976 donne ces repères :

  • Formation du 23 mars au 20 novembre 2026, soit 32 semaines à temps plein, de jour
  • 12 cours crédités et un stage en milieu de travail
  • Mode hybride, la majorité des cours en présence à Laval
  • Frais afférents de 169,16 $ par session, soit 507,48 $ pour les trois sessions, plus 30 $ d'ouverture de dossier
  • Certificat de bonne conduite exigé à l'admission

Urgences-santé n'exige pas cette AEC. Sa page de carrière, consultée le 10 octobre 2026, demande un diplôme d'études secondaires, un an d'expérience en service à la clientèle, en communications d'urgence, en sécurité publique, en répartition de transport ou en santé, et une maîtrise parfaite du français et de l'anglais. La formation spécialisée est rémunérée, dure 75 jours et mène à une certification internationale.

Le salaire

Urgences-santé affiche deux fourchettes. Sa page de carrière indique de 23,37 $ à 28,74 $ l'heure selon l'expérience reconnue dans un centre d'appel d'urgence. Son offre d'emploi affichée du 2 au 22 mars 2025 indique de 23,37 $ à 33,78 $ l'heure selon l'expérience reconnue. Des primes de soir, de nuit et de fin de semaine s'ajoutent, sans montant affiché.

Guichet-Emplois classe le répartiteur au 911 dans le code CNP 14404, celui des répartiteurs. Ses salaires, mis à jour le 19 novembre 2025 pour la période de référence 2023-2024, portent sur tout le code, qui comprend aussi la répartition de camions et de taxis.

Québec, CNP 14404Salaire horaire
Bas20,25 $
Médian28,50 $
Élevé38,50 $

Le Collège Montmorency, dans son cahier de 2026, situe le salaire du métier à environ 20 $ à 27 $ et plus l'heure selon l'expérience et le secteur. Pour comparer avec le terrain, voyez le salaire d'un ambulancier. Ce texte n'est ni un avis juridique ni un avis syndical.

Questions fréquentes

Comment devenir répartiteur 911 ?

Aucun diplôme précis n'est imposé par le règlement, qui exige une formation initiale donnée par le centre (article 29). L'AEC Répartiteur en centre d'appels d'urgence (JCC.13), de 765 heures, prépare au métier dans un cégep public. Urgences-santé demande un diplôme d'études secondaires, un an d'expérience pertinente et le bilinguisme, puis forme ses recrues pendant 75 jours.

Quel est le salaire d'un répartiteur au 911 ?

Guichet-Emplois donne pour le Québec un salaire médian de 28,50 $ l'heure, entre 20,25 $ et 38,50 $, pour le code CNP 14404 (mise à jour du 19 novembre 2025). Pour le répartiteur médical d'urgence, Urgences-santé affiche de 23,37 $ à 28,74 $ l'heure sur sa page de carrière et jusqu'à 33,78 $ dans son offre de mars 2025.

Quel est le salaire moyen d'un répartiteur ?

Guichet-Emplois publie un salaire médian et non une moyenne : 28,50 $ l'heure au Québec pour l'ensemble des répartiteurs du code CNP 14404, période de référence 2023-2024. La médiane affichée est de 28,85 $ dans la Capitale-Nationale et de 26,00 $ en Montérégie.

Où puis-je trouver une formation en ligne pour devenir répartiteur 911 ?

Le Cégep Beauce-Appalaches décrit son AEC Répartiteur en centre d'appels d'urgence (JCC.13), de 765 heures, comme une formation en ligne dans son feuillet de décembre 2022. Le 10 octobre 2026, Inforoute FPT n'affiche toutefois que le groupe du Collège Montmorency, offert en mode hybride. Vérifiez auprès du Cégep si un groupe en ligne est ouvert.

Où puis-je trouver des emplois au 911 ?

Le 9-1-1 est une responsabilité municipale. Les postes de préposé s'affichent donc chez la municipalité qui exploite le centre, ou chez l'entreprise ou l'organisme à but non lucratif à qui elle a confié le service par contrat (chapitre C-8.2.1, article 3). Les postes de répartiteur médical d'urgence se trouvent dans les centres de communication santé. Pour Montréal et Laval, Urgences-santé les affiche sur sa page de carrière du centre d'appels d'urgence.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/repartiteur-911/

Formation

Secouriste en milieu de travail : la formation de la CNESST

Qui doit avoir des secouristes, combien par quart, la formation de 16 heures, le certificat valide 3 ans et la subvention de la CNESST.

Le secouriste en milieu de travail n'est ni un ambulancier ni un paramédic. C'est un travailleur que son employeur désigne et fait former pour donner les premiers secours à ses collègues. Le cadre tient dans un règlement et dans un programme de la CNESST. Ce texte vaut pour les femmes comme pour les hommes.

Le règlement

Le texte s'appelle Règlement sur les normes minimales de premiers secours et de premiers soins, chapitre A-3.001, r. 10. La version lue ici est à jour au 1er juin 2026.

L'article 2 l'applique à tout établissement et à tout chantier de construction qui occupe au moins 10 travailleurs en même temps. Il écarte les établissements du réseau de la santé où du personnel médical ou infirmier qualifié peut donner les premiers secours.

L'article 1 définit le secouriste : le détenteur d'un certificat valide de secourisme, une infirmière, un infirmier, une infirmière auxiliaire ou un infirmier auxiliaire que l'employeur ou le maître d'œuvre désigne pour cette fonction.

Combien de secouristes par quart

L'article 3 oblige l'employeur à assurer la présence d'au moins un secouriste en tout temps durant les heures de travail quand 50 travailleurs ou moins sont présents en même temps. Il en faut un de plus pour chaque centaine ou fraction de centaine additionnelle. Les travailleurs présents moins de 30 minutes ne comptent pas. L'article 7 pose la même règle au maître d'œuvre d'un chantier, à partir de 10 travailleurs.

Lieu de travailTravailleurs présents en même tempsSecouristes exigés
Établissement (article 3)50 ou moins1
Chantier de construction (article 7)10 à 501
Établissement ou chantier51 à 1502
Établissement ou chantier151 et plus1 de plus par groupe de 100
Aménagement forestier (article 6.1)5 ou moins1
Aménagement forestier6 à 102
Aménagement forestierPlus de 101 de plus par tranche de 5

La CNESST précise sur sa page Formation de secourisme en milieu de travail que les télétravailleurs ne comptent pas dans ce calcul. Elle ajoute qu'en forêt, un secouriste qui a suivi une formation de 40 heures propre au secteur forestier doit être présent dès qu'il y a 10 travailleurs ou plus.

La formation et le certificat

La formation fait partie du Programme de secourisme en milieu de travail, dont la CNESST est responsable. Elle dure 16 heures, écrit la CNESST, et mène au certificat de secouriste en milieu de travail, à condition de réussir l'évaluation. Le certificat arrive par courriel.

L'article 2.1 du règlement confie la délivrance du certificat à un organisme reconnu par la CNESST. La formation doit permettre d'acquérir les compétences du niveau intermédiaire de la norme CSA Z1210 et comprendre une démonstration pratique. Le certificat est valide pour une durée maximale de 3 ans à compter de sa délivrance. Pour le renouveler, il faut suivre la formation de nouveau.

La CNESST publie la Liste provinciale des organismes de formation, Secouriste en milieu de travail sur sa page Organismes de formation et formateurs. Seuls les organismes inscrits à cette liste délivrent un certificat valide. La CNESST y annonce un processus de reconnaissance révisé pour l'automne 2026.

La subvention de la CNESST

La CNESST paie la formation d'un pourcentage des travailleurs, selon le secteur d'activité. Elle verse la subvention à l'organisme de formation, pas à l'employeur.

SecteurPart des travailleurs dont la formation est payée
Établissements5 %
Construction10 %
Mines, sauf les carrières20 %
Aménagement forestier, sauf les scieries20 %

Ce nombre vaut pour une période de 3 ans. Les formations déjà payées par la CNESST pendant cette période se soustraient. La CNESST donne un exemple : un établissement de 220 travailleurs a droit à 11 formations subventionnées. Si 2 travailleurs y détiennent déjà une certification valide, il en reste 9. Au-delà, l'organisme facture l'employeur.

Pour inscrire un travailleur, l'employeur remplit le formulaire Demande de formation de secouristes et le transmet à un organisme reconnu.

Ce que l'employeur doit fournir

  • Des trousses en nombre adéquat, faciles d'accès et disponibles en tout temps, conformes à la norme CSA Z1220 (article 4), maintenues propres, complètes et en bon état (article 6)
  • Un local pour le secouriste dans un établissement ou un chantier de plus de 100 travailleurs (article 11)
  • Un système de communication avec les services de premiers soins (article 12) et un affichage qui permet de le trouver vite, comme les trousses (article 13)
  • Une affiche qui donne le lieu de travail, la fonction, le nom et le prénom de chaque secouriste (article 14)
  • Un registre où sont conservés les rapports des secouristes (article 15)

L'article 18 met ces coûts à la charge de l'employeur ou du maître d'œuvre. L'article 19 permet à la personne désignée de s'absenter sans perte de salaire le temps d'obtenir ou de renouveler son certificat. L'employeur paie ses frais de déplacement quand le cours se donne à 40 km ou moins du lieu de travail.

La différence avec le premier répondant et l'ambulancier

Le secouriste agit dans son propre milieu de travail, auprès de ses collègues, parce que son employeur l'a désigné. Le premier répondant appartient à un service désigné par une municipalité et intervient sur affectation du centre de communication santé, en vertu de la Loi sur les services préhospitaliers d'urgence. L'ambulancier, le technicien ambulancier paramédic, prend ensuite la responsabilité de l'intervention et assure le transport. Voyez Devenir ambulancier.

Ce texte résume un règlement et les pages de la CNESST. Ce n'est ni un avis juridique ni un avis syndical.

Questions fréquentes

Comment obtenir un certificat de secouriste en milieu de travail ?

Dites à votre employeur que vous voulez devenir secouriste. Il vous inscrit auprès d'un organisme de formation reconnu par la CNESST. La formation dure 16 heures et le certificat vous est envoyé par courriel si vous réussissez l'évaluation.

Quelle est la subvention de la CNESST pour le secourisme en milieu de travail ?

La CNESST paie la formation de 5 % des travailleurs d'un établissement, de 10 % sur un chantier de construction et de 20 % dans les mines et l'aménagement forestier. Ce nombre vaut pour 3 ans. L'argent va directement à l'organisme de formation.

Quelles sont les obligations d'un secouriste en milieu de travail ?

La CNESST écrit que le secouriste a l'obligation d'offrir les premiers secours. Selon l'article 15 du règlement, il remplit ensuite un rapport qui contient son nom, celui du travailleur blessé, la date, l'heure, la description de la blessure ou du malaise et la nature des premiers secours donnés. Sur un chantier de construction, il porte un casque marqué d'une croix, d'après l'article 14.

Quel est le ratio de secouristes en milieu de travail ?

Dans un établissement, il faut 1 secouriste pour 50 travailleurs ou moins présents en même temps, 2 de 51 à 150, puis 1 de plus par groupe de 100, selon l'article 3 du règlement. En aménagement forestier, il en faut 1 pour 5 travailleurs ou moins et 2 de 6 à 10.

Comment devenir secouriste en milieu de travail ?

On le devient par désignation. L'article 1 du règlement appelle secouriste la personne que l'employeur ou le maître d'œuvre désigne pour cette fonction et qui détient un certificat valide de secourisme, ou qui est infirmière, infirmier, infirmière auxiliaire ou infirmier auxiliaire. Le certificat est valide pour une durée maximale de 3 ans. Pour rester secouriste, il faut suivre la formation de nouveau.

Quel est le prix d'une formation en secourisme en milieu de travail ?

Le règlement ne fixe aucun prix. Le travailleur désigné ne paie pas : l'article 18 du règlement met les coûts à la charge de l'employeur ou du maître d'œuvre, et l'article 19 lui garantit son salaire pendant le cours. La CNESST paie la formation d'une part des travailleurs et verse cette somme à l'organisme de formation. Au-delà de ce nombre, l'organisme facture l'employeur.

Est-il obligatoire d'avoir un défibrillateur au travail au Québec ?

Non. Le Règlement sur les normes minimales de premiers secours et de premiers soins, à jour au 1er juin 2026, ne contient pas le mot défibrillateur. Il exige des secouristes, des trousses conformes à la norme CSA Z1220 et un système de communication avec les services de premiers soins. Notre article sur le défibrillateur et la loi fait le tour des textes en vigueur.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/secouriste-en-milieu-de-travail/

Milieux de travail

Premier répondant au Québec : rôle, formation et conditions

Le premier répondant stabilise la personne avant l'arrivée de l'ambulancier. La loi, les trois niveaux, la formation et la démarche auprès de la municipalité.

Le premier répondant arrive avant l'ambulance. Il stabilise la personne en détresse, puis il remet l'intervention à l'ambulancier, le technicien ambulancier paramédic. Québec.ca compte environ 6 270 premiers répondants dans plus de 333 municipalités. Ce texte vaut pour les premières répondantes comme pour les premiers répondants.

Ce que dit la loi

La Loi sur les services préhospitaliers d'urgence, chapitre S-6.2, consacre ses articles 38 à 43 aux premiers répondants. La version lue ici est à jour au 12 août 2026.

L'article 39 fixe le rôle. Le premier répondant agit sur affectation exclusive du centre de communication santé. Il fournit les premiers soins de stabilisation selon les protocoles d'intervention clinique élaborés par le directeur médical national, dans la limite de son niveau de formation. Il agit en complémentarité du technicien ambulancier et lui transfère la responsabilité des interventions à son arrivée sur les lieux.

L'article 41 l'oblige à respecter ces protocoles et à se soumettre à l'encadrement médical régional. Le directeur médical régional peut lui ordonner de cesser d'agir, de façon temporaire ou permanente. L'article 42 l'exonère de toute responsabilité pour le préjudice qui résulte de son intervention, sauf faute intentionnelle ou faute lourde.

Qui accrédite le service

Selon l'article 38, Santé Québec conclut une entente avec la municipalité intéressée. La municipalité y désigne le service qui offrira les premiers répondants. Ce service doit être accrédité par Santé Québec ou par l'instance régionale. La municipalité peut confier ses responsabilités à un organisme à but non lucratif.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux fixe le contenu minimal de cette entente, d'après le paragraphe 7° de l'article 3 : fonctionnement du service, normes de qualité, financement, reddition de comptes. À Montréal et à Laval, l'article 90 confie la mise en place du service à Urgences-santé.

Trois niveaux de service

La page Premier répondant de Québec.ca, mise à jour le 26 septembre 2025, reconnaît trois niveaux. Les guides de financement du ministère, version 1 de 2025, les notent PR-1, PR-2 et PR-3.

NiveauChamp d'intervention selon Québec.ca
PR-1Les urgences où le temps de réaction joue directement sur le risque de mortalité ou de séquelles
PR-2Les compétences du niveau 1 et les situations traumatiques complexes
PR-3Les urgences médicales critiques et les situations exceptionnelles, comme un accouchement en urgence ou un risque industriel

Le sigle PR-DEA circule encore. Ni Québec.ca ni les guides de 2025 ne le nomment. Ces guides présentent le programme actuel comme une refonte du Programme Premiers répondants de 2014.

La formation

L'article 40 pose deux conditions. Il faut avoir réussi une formation reconnue par Santé Québec, donnée par un organisme reconnu par Santé Québec, par une instance régionale ou par Urgences-santé. Il faut aussi appartenir à un service de premiers répondants accrédité.

Le ministère présente le nombre d'heures de chaque niveau dans un schéma, à l'annexe 6 du Guide relatif au financement de l'implantation d'un service de premiers répondants. Les heures de la formation initiale y figurent dans une image que nous n'avons pas pu lire avec certitude. Nous ne les donnons donc pas. Le texte de l'annexe précise ceci : pour les services déjà en place, la mise à niveau au nouveau programme compte 8 heures par niveau. Pour un nouveau service, un bloc de 4 heures s'ajoute à la formation initiale ou se complète dans les six mois qui suivent l'implantation.

Une municipalité publie sa durée. Le Service de sécurité incendie de Montréal écrit que la formation initiale de ses pompiers premiers répondants dure 62 heures, qu'elle est donnée par des instructeurs certifiés d'Urgences-santé et qu'elle remplit les exigences du ministère. Suit une formation continue de 24 heures par 2 ans.

La différence avec l'ambulancier

Le premier répondant ne transporte personne. Il intervient en attendant l'ambulance, selon des protocoles propres à son niveau. Dès son arrivée, l'ambulancier reprend la responsabilité de l'intervention et assure le transport vers l'hôpital. Notre article Devenir ambulancier décrit ce métier. Le premier répondant, lui, exerce son rôle au sein d'un service désigné par sa municipalité, souvent le service de sécurité incendie.

Les deux reçoivent leurs affectations du centre de communication santé, où travaille le répartiteur médical d'urgence.

Les conditions

Le guide du ministère prévoit quatre formes de postes : temps plein, temps partiel, volontaire ou mixte. La garde se fait en caserne ou à l'externe. Chaque municipalité choisit sa formule.

L'article 43 protège celui qui occupe un autre emploi. Le premier répondant informe son employeur de ses devoirs et l'avise quand un appel du centre de communication santé l'oblige à quitter son travail. L'employeur ne peut pas le punir pour avoir agi à ce titre, sauf motif valable dont la preuve lui revient. Le recours s'exerce devant le Tribunal administratif du travail.

Ce texte résume la loi et les guides du ministère. Ce n'est ni un avis juridique ni un avis syndical.

Questions fréquentes

Qui sont les premiers répondants ?

Ce sont les membres d'un service désigné par une municipalité et accrédité par Santé Québec. Le guide du ministère vise surtout les services de sécurité incendie, composés de pompiers à temps plein, à temps partiel ou volontaires, et les organismes à but non lucratif. Sur l'île de Montréal, ce sont les pompiers de Montréal, de Côte-Saint-Luc et de Dorval. Urgences-santé dit en avoir formé quelque 2 400, pour plus de 70 000 interventions par année.

Comment devenir premier répondant ?

Adressez-vous à votre municipalité ou à son service de sécurité incendie, puisque la loi exige d'appartenir à un service accrédité. Il faut ensuite réussir la formation reconnue par Santé Québec. Toutes les municipalités n'offrent pas ce service. Votre établissement territorial de Santé Québec, l'ancien CISSS ou CIUSSS, vous dira s'il existe chez vous. À Montréal et à Laval, c'est Urgences-santé.

Quel est le salaire d'un premier répondant au Québec ?

Aucune source officielle ne publie un salaire de premier répondant pour le Québec. La rémunération dépend de chaque municipalité et de la forme du poste, qui peut être volontaire. Le guide du ministère range la rémunération des participants à la formation parmi les dépenses admissibles au financement, sans les primes. À Montréal, le premier répondant est un pompier du Service de sécurité incendie.

Quelle est la formation nécessaire pour devenir premier répondant ?

L'article 40 de la loi exige une formation reconnue par Santé Québec, donnée par un organisme reconnu par Santé Québec, par une instance régionale ou par Urgences-santé. Sa durée varie selon le niveau, PR-1, PR-2 ou PR-3. À Montréal, le Service de sécurité incendie indique 62 heures de formation initiale, puis 24 heures de formation continue par 2 ans.

Quelle est la loi qui régit les services préhospitaliers d'urgence au Québec ?

C'est la Loi sur les services préhospitaliers d'urgence, chapitre S-6.2, qui se lit sur LégisQuébec. Ses articles 38 à 43 portent sur les premiers répondants, son article 22 sur les centres de communication santé et son article 63 sur les conditions pour agir comme technicien ambulancier. La version citée ici est à jour au 12 août 2026.

Que sont les soins préhospitaliers d'urgence ?

L'article 1 de la loi S-6.2 les décrit par leur but : apporter en tout temps, aux personnes qui font appel à ces services, une réponse appropriée, efficiente et de qualité, pour réduire la mortalité et la morbidité des personnes en détresse. La loi encadre l'organisation de ces services, nomme ceux à mettre en place et précise les droits, les rôles et les responsabilités de chaque acteur, dont le centre de communication santé, le premier répondant et le technicien ambulancier.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/premier-repondant/

Milieux de travail

Urgences-santé : son territoire, son rôle, ses carrières

Urgences-santé est l'organisme public qui emploie les ambulanciers de Montréal et de Laval. Sa loi, ses chiffres de 2024-2025, ses emplois et ses salaires affichés.

Urgences-santé emploie les ambulanciers, ou techniciens ambulanciers paramédics, de Montréal et de Laval. C'est un organisme public, et le seul service ambulancier de ces deux régions. Voici ce que la loi lui confie, ce que son rapport annuel compte, et les emplois qu'elle affiche. Ce texte vaut pour les femmes comme pour les hommes.

Un organisme maintenu par la loi

L'article 87 de la Loi sur les services préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2), à jour au 12 août 2026, maintient la Corporation d'urgences-santé de la région de Montréal Métropolitain sous le nom d'Urgences-santé. Elle exerce ses activités pour les régions sociosanitaires de Montréal et de Laval. Son siège est sur le territoire de la Ville de Montréal, selon l'article 88. Son rapport annuel de gestion 2024-2025 situe sa création en 1989.

Le même rapport décrit le territoire : 744 km², une population de 2,5 millions de personnes sur les îles de Montréal et de Laval, 23 salles d'urgence regroupées en 10 établissements. Les ressources sont réparties en 3 centres opérationnels et un quartier général, où se trouve le Centre de communication santé.

Ses fonctions

L'article 90 de la loi charge Urgences-santé, sous la responsabilité de Santé Québec, de planifier, d'organiser et de coordonner les services préhospitaliers d'urgence de Montréal et de Laval. Elle y assume :

  • les fonctions d'un centre de communication santé, celui qui reçoit les appels médicaux transférés par le 911 et qui répartit les ambulances
  • les fonctions d'un service ambulancier
  • la mise en place d'un service de premiers répondants

Le deuxième alinéa de l'article 90 lui permet aussi d'agir comme expert-conseil en organisation, en gestion ou en formation, après une entente avec Santé Québec. Son centre de formation s'adresse aux intervenants de la chaîne préhospitalière de Montréal et de Laval, selon son site. Notre article sur le répartiteur médical d'urgence décrit le travail du centre d'appels.

Sa gouvernance

L'article 91 confie l'administration d'Urgences-santé à un conseil de 12 membres nommés par le gouvernement. On y trouve le président-directeur général, un salarié d'Urgences-santé, un médecin responsable d'une salle d'urgence et une personne qui a utilisé ses services dans les 48 mois précédents.

Santé Québec approuve son plan quinquennal d'organisation des services et détermine les normes de qualité qu'elle doit respecter, selon l'article 90.1. L'exercice financier se termine le 31 mars (article 101). Les états financiers et le rapport annuel de gestion sont remis à Santé Québec au plus tard le 30 juin (article 103). Le ministre de la Santé et des Services sociaux est le ministre responsable d'Urgences-santé pour l'application de la Loi sur l'administration financière, selon l'article 103.1.

Ce texte résume la loi et des documents officiels. Ce n'est ni un avis juridique ni un avis syndical.

Ses chiffres officiels

Rapport annuel de gestion 2024-2025Nombre
Appels reçus au Centre de communication santé337 318, soit 924 par jour en moyenne
Interventions réalisées par les paramédics284 346, soit 779 par jour en moyenne
Transports vers un établissement du réseau207 024, soit 567 par jour en moyenne
Paramédics au 31 mars 20251 026
Répartitrices et répartiteurs médicaux d'urgence au 31 mars 2025121
Effectif total au 31 mars 20251 666

Source : Urgences-santé, Rapport annuel de gestion 2024-2025, données opérationnelles et répartition de l'effectif par secteur d'activité. L'effectif compte les postes réguliers et occasionnels, sans les étudiants ni les stagiaires.

Le rapport ajoute que les effectifs d'Urgences-santé répondent à 36 % des demandes de services ambulanciers du Québec, et que 103 nouveaux paramédics ont été embauchés en 2024-2025. Il ne donne pas le nombre d'ambulances.

Ses métiers et leurs salaires affichés

La section Carrières du site d'Urgences-santé présente sept familles d'emplois : paramédics, centre d'appels d'urgence, entretien des ambulances et logistique, professionnels et cadres, technologies de l'information, infirmières et infirmiers, stages.

Pour le paramédic, Urgences-santé affiche un salaire horaire de 26,34 $ à 39,40 $ au 1er avril 2023. Elle demande l'inscription au registre national de la main-d'œuvre, une attestation d'études collégiales en techniques ambulancières ou un diplôme d'études collégiales en soins préhospitaliers d'urgence, et un permis de conduire de classe 4A. Notre article sur le salaire de l'ambulancier compare ce taux aux autres sources officielles.

Pour la répartitrice ou le répartiteur médical d'urgence, elle affiche de 23,37 $ à 28,74 $ l'heure selon l'expérience reconnue dans un centre d'appels d'urgence. La page ne date pas ce taux. Elle demande un diplôme d'études secondaires, un an d'expérience pertinente et la maîtrise du français et de l'anglais. La formation dure 75 jours.

Toutes les candidatures passent par le portail Tous les emplois disponibles du site.

Une facture ou une plainte

La facture d'un transport se règle auprès du Service des comptes clients d'Urgences-santé, au 6700, rue Jarry Est, à Montréal. Le site donne le 514 723-5600, poste 5666. Le paiement se fait en ligne, par chèque, en personne ou dans une institution financière. Notre article sur le prix d'un transport en ambulance explique le tarif.

Une plainte s'adresse au Bureau du commissaire aux plaintes et à la qualité des services d'Urgences-santé, par le formulaire du site, par la poste à la même adresse ou au 514 723-5600, poste 5606. Le délai légal de traitement est de 45 jours, selon le site. Pour un transport fait hors de Montréal et de Laval, le site renvoie au CISSS ou au CIUSSS de la région.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une urgence santé ?

Urgences-santé est le nom d'un organisme public, pas celui d'un type d'urgence. La loi lui confie le service ambulancier, le centre de communication santé et l'organisation des premiers répondants de Montréal et de Laval. En cas d'urgence, on compose le 911.

Qui appeler en cas de problème de santé ?

Québec.ca indique de composer le 911 ou de se rendre à l'urgence en cas de problème grave ou de besoin urgent. Pour un problème de santé non urgent, le 811, option 1, joint une infirmière d'Info-Santé. Ce service est gratuit et confidentiel.

Est-ce que le 811 est 24h ?

Oui. Québec.ca écrit que le service Info-Santé 811 est offert 24 heures par jour, 365 jours par année. La page a été mise à jour le 7 décembre 2022.

Quel est le salaire moyen chez Urgences-Santé au Québec ?

Aucune source officielle ne publie un salaire moyen pour Urgences-santé. L'organisme affiche des fourchettes : de 26,34 $ à 39,40 $ l'heure pour un paramédic au 1er avril 2023, et de 23,37 $ à 28,74 $ l'heure pour la répartitrice ou le répartiteur médical d'urgence, sans date. Notre article sur le salaire de l'ambulancier met ces taux à côté des autres sources officielles.

Qui peut prendre une ambulance gratuite ?

Québec.ca, dans sa page mise à jour le 20 août 2024, énumère des mesures d'exception où un autre payeur règle la facture : accident de la route (SAAQ), accident de travail (employeur), transfert entre deux établissements du réseau, aide de dernier recours et, sous condition, 65 ans ou plus. Hors de ces cas, la personne transportée paie 125 $ plus 1,75 $ par kilomètre. Notre article sur le prix d'un transport en ambulance détaille chaque condition.

Est-ce que l'ambulance est couverte par la RAMQ ?

Non. La Régie de l'assurance maladie du Québec l'écrit dans sa foire aux questions : « Nous ne couvrons pas les coûts de transport par ambulance. » La facture d'un transport fait à Montréal ou à Laval vient donc d'Urgences-santé, pas de la RAMQ.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/urgences-sante/

Droits et sécurité au travail

Défibrillateur externe automatisé (DEA) : ce que dit la loi au Québec

Qui a le droit de se servir d'un DEA, où il est obligatoire, qui tient le registre : le cadre légal au Québec, texte par texte, au 10 octobre 2026.

Au Québec, aucune loi propre au défibrillateur externe automatisé (DEA) n'est en vigueur au 10 octobre 2026. Le cadre tient en trois textes : un règlement qui permet à toute personne de se servir de l'appareil, le Code civil qui protège celle qui porte secours et la Charte des droits et libertés de la personne. Ce texte explique ce cadre à l'ambulancier ou à l'ambulancière (technicien ambulancier paramédic), au premier répondant et au public. Il vaut pour les femmes et pour les hommes. Il ne contient aucun conseil médical ni aucun avis juridique. En cas d'urgence, on compose le 911.

Une loi annoncée, pas encore adoptée

Le gouvernement du Québec a annoncé une loi dès le 13 juin 2022. Son communiqué sur la stratégie de déploiement des défibrillateurs juge primordiale l'adoption d'une loi spécifique sur l'accès public à la défibrillation sur l'ensemble du territoire. Cette loi viserait les lieux qui devraient disposer d'un DEA, le rôle et les responsabilités de ces lieux et l'enregistrement des appareils au registre national.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux l'a répété en 2024. Ses Orientations ministérielles pour l'élaboration du Plan quinquennal d'organisation des services préhospitaliers d'urgence 2025-2030 écrivent qu'« une loi spécifique sur l'accès public à la défibrillation sur l'ensemble du territoire viendra encadrer les mécanismes d'implantation ».

Cette loi n'existe pas encore. Les listes des projets de loi de la 43e législature publiées par l'Assemblée nationale, consultées le 10 octobre 2026, ne contiennent aucun titre sur les défibrillateurs. La Loi sur les services préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2), à jour au 12 août 2026 sur LégisQuébec, ne contient pas le mot défibrillateur. Il n'y a donc ni chapitre, ni date de sanction, ni règlement d'application à citer.

Qui peut se servir d'un DEA selon la loi

La réponse se trouve dans le Règlement sur les activités professionnelles pouvant être exercées dans le cadre des services et soins préhospitaliers d'urgence (chapitre M-9, r. 2.1), à jour au 1er juin 2026. Ce règlement est pris en vertu de la Loi médicale et du Code des professions.

PersonneCe que dit le règlementArticle
Toute personnePeut utiliser un défibrillateur externe automatisé lors d'une réanimation cardiorespiratoire, en l'absence d'un premier répondant ou d'un technicien ambulancier2
Premier répondantPeut utiliser le défibrillateur externe automatisé lors d'une réanimation cardiorespiratoire7
Technicien ambulancierPeut en plus utiliser le moniteur défibrillateur semi-automatiqueSection III
Technicien ambulancier en soins avancésPeut en plus pratiquer une défibrillation manuelle12

L'article 2 n'exige ni certificat ni formation. L'article 1.1 précise que les activités des premiers répondants et des techniciens ambulanciers s'exercent selon les protocoles d'intervention clinique approuvés par le ministre de la Santé et des Services sociaux.

La protection de la personne qui porte secours

L'article 1471 du Code civil du Québec, à jour au 12 août 2026, se lit ainsi : « La personne qui porte secours à autrui ou qui, dans un but désintéressé, dispose gratuitement de biens au profit d'autrui est exonérée de toute responsabilité pour le préjudice qui peut en résulter, à moins que ce préjudice ne soit dû à sa faute intentionnelle ou à sa faute lourde. »

L'article 2 de la Charte des droits et libertés de la personne (chapitre C-12) pose le devoir de porter secours. Toute personne doit porter secours à celui dont la vie est en péril, personnellement ou en obtenant du secours, à moins d'un risque pour elle ou pour les tiers ou d'un autre motif raisonnable. Urgences-santé cite ces trois textes ensemble sur sa page Programme d'accès à la défibrillation.

Le registre des DEA

Le registre national s'appelle DEA-Québec. Selon le communiqué du 13 juin 2022, la Fondation Jacques-de Champlain l'a développé en partenariat avec le gouvernement, et le ministère contribue à son financement pour le déploiement provincial et la mise à jour. Le registre situe par géolocalisation les appareils enregistrés dans les lieux publics.

Le nombre d'appareils inscrits augmente d'un communiqué à l'autre.

  • 5 121 DEA au 13 juin 2022
  • Environ 6 500 DEA au 16 octobre 2023
  • Plus de 9 000 DEA au 5 juin 2025, après une hausse de 85 %

L'inscription d'un appareil n'est imposée par aucun texte en vigueur. Les sources officielles consultées ne décrivent pas la marche à suivre : elle relève de la Fondation qui tient le registre. À Montréal et à Laval, Urgences-santé écrit qu'elle souhaite que les installations qui disposent d'un DEA s'inscrivent auprès de son centre de communication santé.

Le lien avec le centre de communication santé et les premiers répondants

Le centre de communication santé reçoit les appels médicaux du 911. Urgences-santé explique à quoi sert l'inscription : les renseignements sont fournis aux répartiteurs médicaux d'urgence lorsqu'un appel provient de l'édifice inscrit, et ceux-ci peuvent indiquer l'emplacement du DEA.

Ce lien n'est pas encore établi partout. Les orientations ministérielles de 2024 donnent deux actions aux établissements : favoriser l'implantation et l'enregistrement des DEA sur leur territoire, et connecter les centres de communication santé au registre DEA Québec.

Le premier répondant, lui, intervient sur affectation exclusive du centre de communication santé, selon l'article 39 de la Loi sur les services préhospitaliers d'urgence. À lire aussi : le rôle du premier répondant et le métier de répartiteur au 911.

Questions fréquentes

Qui peut utiliser un défibrillateur automatisé externe DAE ?

Toute personne. L'article 2 du règlement (chapitre M-9, r. 2.1) le dit : en l'absence d'un premier répondant ou d'un technicien ambulancier, toute personne peut utiliser un défibrillateur externe automatisé lors d'une réanimation cardiorespiratoire. Le règlement ne demande aucune formation préalable.

Quelles sont les obligations des entreprises en matière de défibrillateurs automatisés externes (DAE) ?

Aucun texte en vigueur n'oblige une entreprise québécoise à posséder un DEA. Le Règlement sur les normes minimales de premiers secours et de premiers soins (chapitre A-3.001, r. 10), à jour au 1er juin 2026, ne contient pas le mot défibrillateur. Il impose à l'employeur au moins un secouriste en tout temps durant les heures de travail pour 50 travailleurs ou moins, un secouriste de plus par centaine ou fraction de centaine additionnelle, et des trousses conformes à la norme CSA Z1220. La CNESST publie un document d'information sur la défibrillation en milieu de travail, daté du 25 avril 2018, pour l'employeur qui choisit de s'équiper.

Où le défibrillateur est-il obligatoire ?

Nulle part par l'effet d'une loi générale : aucune obligation de cette nature n'est en vigueur au Québec au 10 octobre 2026. La loi annoncée en 2022 devait désigner les lieux visés, et elle n'est pas adoptée. Dans les écoles publiques, la présence d'un DEA vient d'une mesure de financement annoncée le 4 juin 2024, soit plus de 3 millions de dollars pour 1 558 appareils, et non d'une loi.

Est-il obligatoire d'avoir un défibrillateur au travail au Québec ?

Non. Le règlement qui fixe les premiers secours au travail (chapitre A-3.001, r. 10), à jour au 1er juin 2026, ne nomme pas le défibrillateur. Il exige des secouristes, des trousses et un système de communication avec les services de premiers soins. Notre article sur le secouriste en milieu de travail détaille ces exigences.

Est-il obligatoire d'avoir un défibrillateur dans une entreprise ?

Non, et aucun projet de loi ne le prévoit pour l'instant. Les listes des projets de loi de la 43e législature de l'Assemblée nationale, consultées le 10 octobre 2026, ne contiennent aucun titre sur les défibrillateurs. Le ministère de la Santé et des Services sociaux écrit pourtant, dans ses orientations de 2024, qu'« une loi spécifique sur l'accès public à la défibrillation sur l'ensemble du territoire viendra encadrer les mécanismes d'implantation ». Ce texte n'est pas un avis juridique.

Que signifie DEA dans le contexte des défibrillateurs ?

DEA signifie défibrillateur externe automatisé. Ce sont les mots du règlement (chapitre M-9, r. 2.1) et des communiqués du gouvernement du Québec, qui écrivent « défibrillateurs externes automatisés (DEA) ». Le sigle DAE, pour défibrillateur automatisé externe, place les mêmes mots dans un autre ordre. Le registre national porte le nom de DEA-Québec.

Comment localiser un défibrillateur (DAE) ?

Par le registre national DEA-Québec et par l'application du même nom. Selon les communiqués du gouvernement du 13 juin 2022 et du 16 octobre 2023, le registre situe par géolocalisation les appareils enregistrés les plus près dans les lieux publics, et l'application mobile sert à repérer ceux qui se trouvent à proximité. À Montréal et à Laval, Urgences-santé écrit que ses répartiteurs médicaux d'urgence peuvent indiquer l'emplacement du DEA lorsqu'un appel provient d'un édifice inscrit auprès de son centre de communication santé. En cas d'urgence, on compose le 911.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/defibrillateur-dea/

Milieux de travail

Info-Santé 811 : ce que c'est, et ce qui relève du 911

Le 811 réunit Info-Santé, Info-Social et le Guichet d'accès à la première ligne. Qui répond, à quelles heures, et ce qui le distingue du 911, d'après Québec.ca.

Le 811 est un service de consultation téléphonique gratuit et confidentiel du réseau de la santé, offert 24 heures par jour, 365 jours par année, selon Québec.ca. Ce n'est pas le 911 : l'affectation de l'ambulancier ou de l'ambulancière (technicien ambulancier paramédic) relève d'un autre organisme, le centre de communication santé. Ce texte vaut pour les femmes et pour les hommes. Il décrit le service d'après les pages officielles et ne donne aucun conseil de santé. En cas d'urgence, composez le 911.

Trois options au même numéro

La page Info-Santé 811 de Québec.ca, mise à jour le 7 décembre 2022, présente le 811 sous le titre « Le 811 : trois options pour des besoins différents ».

OptionServiceQui répond, selon Québec.ca
811, option 1Info-Santé pour des conseils en santéUne infirmière
811, option 2Info-Social pour des conseils psychosociauxUn professionnel en intervention psychosociale
811, option 3Guichet d'accès à la première ligneUne infirmière, selon la page Info-Santé 811. Des préposés, selon la page du Guichet

La même page annonce une ligne prioritaire pour les parents d'enfants de 0 à 17 ans, au 811, option 1. Québec.ca écrit que cette ligne « offre une réponse plus rapide qui peut se conclure par un rendez-vous avec un professionnel de la santé ».

Info-Santé, option 1

Québec.ca décrit le rôle des infirmières en une phrase : elles « évaluent et font des recommandations en fonction de votre état de santé ». Elles peuvent aussi diriger la personne vers une ressource de son territoire.

Toute personne qui réside au Québec peut appeler, pour elle-même ou pour un proche. Un appel dure en moyenne de 12 à 16 minutes, d'après la page. Il se déroule en 3 ou 4 étapes.

  • L'infirmière recueille certains renseignements personnels
  • Elle évalue le besoin
  • Elle répond au besoin
  • Elle oriente vers une ressource appropriée, si nécessaire

Les renseignements demandés sont le prénom et le nom, la date de naissance, le code postal et le numéro de téléphone. Québec.ca précise qu'ils demeurent confidentiels et qu'il n'est pas obligatoire de les fournir.

Info-Social, option 2

La page Info-Social 811 de Québec.ca, mise à jour le 9 janvier 2020, décrit un service gratuit et confidentiel, offert lui aussi 24 heures par jour, 365 jours par année. Un professionnel en intervention psychosociale y répond. Il peut diriger la personne vers une ressource du réseau de la santé et des services sociaux ou vers une ressource communautaire.

Le Guichet d'accès à la première ligne, option 3

Le Guichet d'accès à la première ligne (GAP) s'adresse aux personnes qui n'ont pas de médecin de famille ni d'infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne. La page du Guichet, mise à jour le 21 avril 2026, ajoute les personnes prises en charge par un groupe de médecins de famille.

Le Guichet a un service en ligne. Le 811, option 3, sert d'assistance téléphonique à ceux qui ont besoin d'aide pour remplir le formulaire numérique. Cette assistance est ouverte de 8 h à 20 h du lundi au vendredi et de 8 h à 16 h la fin de semaine et les jours fériés. L'option 3 n'est donc pas ouverte 24 heures sur 24, contrairement aux options 1 et 2.

Un intervenant du Guichet rappelle ensuite la personne. Le Guichet fait jusqu'à trois tentatives pour la joindre. Les heures de rappel changent d'une région à l'autre et figurent sur la page.

Langue, accessibilité, territoire

Québec.ca écrit que la population anglophone peut obtenir une réponse en anglais. Les personnes malentendantes peuvent utiliser un service de relais téléphonique pour joindre Info-Santé ou Info-Social.

Le 811 mène au service de la région de l'appelant. Info-Santé et Info-Social sont offerts dans toutes les régions du Québec, à l'exception des Terres-Cries-de-la-Baie-James et du Nunavik.

Le 811 n'est pas le 911

Québec.ca trace la frontière ainsi : « Composer le 811, option 1 permet de joindre rapidement une infirmière en cas de problème de santé non urgent. Toutefois, en cas de problème grave ou de besoin urgent, il est important de composer le 9-1-1 ou de se rendre à l'urgence. »

Les deux numéros mènent à deux organisations distinctes. Le 811 est un service infirmier et psychosocial du réseau de la santé. L'ambulance, elle, relève du centre de communication santé. L'article 22 de la Loi sur les services préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2) lui donne pour fonctions de recevoir les appels en provenance d'un centre d'urgence 9-1-1, de les traiter et de les prioriser, puis « d'affecter et de répartir les ressources préhospitalières disponibles ». Le 811 ne figure pas dans cet article. Ce texte n'est pas un avis juridique.

À lire aussi : le métier de répartiteur au 911 et le prix d'un transport en ambulance.

Questions fréquentes

Quand appeler au 811 ?

Québec.ca répond en ces mots : « Composer le 811, option 1 permet de joindre rapidement une infirmière en cas de problème de santé non urgent. Toutefois, en cas de problème grave ou de besoin urgent, il est important de composer le 9-1-1 ou de se rendre à l'urgence. » Le service est offert 24 heures par jour, 365 jours par année. En cas d'urgence, composez le 911.

C'est quoi le 811 option 3 ?

C'est le Guichet d'accès à la première ligne. Québec.ca écrit que cette ligne est réservée aux personnes sans médecin de famille. L'assistance téléphonique est ouverte de 8 h à 20 h du lundi au vendredi et de 8 h à 16 h la fin de semaine et les jours fériés.

Pourquoi le 811 ne fonctionne pas ?

La page Info-Social 811 de Québec.ca donne trois cas. Le service est accessible à partir d'une ligne terrestre ou d'un cellulaire dont le numéro est du Québec, et une personne qui se trouve à l'extérieur du Québec ne peut pas appeler. Le service n'est pas offert dans les Terres-Cries-de-la-Baie-James ni au Nunavik. Pour le reste, la page dit : « Si composer le 811 ne fonctionne pas, contactez votre fournisseur de services téléphoniques. »

Comment avoir un rendez-vous sans médecin de famille ?

Québec.ca renvoie au Guichet d'accès à la première ligne. La demande se fait en ligne ou par l'assistance téléphonique du 811, option 3, puis un intervenant du Guichet rappelle. Selon la page, il pourra aider à trouver un rendez-vous si une consultation avec un professionnel de la santé paraît nécessaire.

Quel service est offert par le 811 ?

Le 811 réunit trois services, selon Québec.ca : Info-Santé pour des conseils en santé à l'option 1, Info-Social pour des conseils psychosociaux à l'option 2 et le Guichet d'accès à la première ligne à l'option 3. Une infirmière répond à l'option 1 et un professionnel en intervention psychosociale à l'option 2. Le service est gratuit et confidentiel.

Est-ce que le 811 est 24h ?

Oui pour Info-Santé et Info-Social. La page Info-Santé 811 de Québec.ca l'écrit ainsi : « Le service est offert 24 heures par jour, 365 jours par année. » L'option 3 fait exception : l'assistance téléphonique du Guichet d'accès à la première ligne ferme à 20 h en semaine et à 16 h la fin de semaine et les jours fériés.

Qui appeler en cas de problème de santé ?

Québec.ca répond par deux numéros : « Composer le 811, option 1 permet de joindre rapidement une infirmière en cas de problème de santé non urgent. Toutefois, en cas de problème grave ou de besoin urgent, il est important de composer le 9-1-1 ou de se rendre à l'urgence. » Toute personne qui réside au Québec peut appeler le 811, pour elle-même ou pour un proche. Ce texte ne donne aucun conseil de santé.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/info-sante-811/

Actualités

Prix d'une ambulance au Québec : le tarif, qui paie, qui est exempté

Un transport en ambulance coûte 125 $ plus 1,75 $ par kilomètre au Québec. Qui reçoit la facture, qui ne paie pas, et ce que la RAMQ ne couvre pas.

Un transport en ambulance au Québec coûte 125 $, plus 1,75 $ par kilomètre parcouru. Ces montants figurent sur Québec.ca et dans l'arrêté ministériel qui fixe les taux, à jour au 1er juin 2026 sur LégisQuébec. La facture va à la personne transportée, jamais à l'ambulancier ni à l'ambulancière (technicien ambulancier paramédic) qui a fait le transport. Ce texte vaut pour les femmes et pour les hommes. En cas d'urgence, on compose le 911.

Le tarif en vigueur

La page Coût du transport en ambulance de Québec.ca, mise à jour le 20 août 2024, donne trois montants. L'article 5 de l'arrêté ministériel (chapitre L-0.2, r. 2) donne les mêmes.

Élément facturéMontant
Prise en charge125 $
Déplacement vers le centre hospitalier1,75 $ par kilomètre parcouru
Patient supplémentaire dans la même ambulance35 $ par personne
Prise en charge d'une personne qui ne réside pas au Canada400 $, plus 1,75 $ par kilomètre

Un transport de 10 kilomètres revient donc à 142,50 $ pour un résident, soit 125 $ plus 17,50 $ de déplacement. C'est un calcul fait à partir du tarif, pas un montant tiré d'une source.

Urgences-santé, qui dessert Montréal et Laval, présente le tarif des non-résidents canadiens autrement : 125 $ de base et une surcharge de 275 $, plus 1,75 $ par kilomètre. Le total rejoint les 400 $ de Québec.ca. Urgences-santé précise que les 35 $ ne s'appliquent pas aux accompagnateurs médicaux, familiaux ou sociaux.

L'arrêté dit que ces taux s'appliquent à tout le Québec et à tous les titulaires d'un permis de service d'ambulance. Le dernier décret qui a modifié l'article 5 est le décret 185-97. Urgences-santé écrit que la tarification n'a pas augmenté depuis 1997.

Qui paie la facture

Québec.ca est net : le déplacement doit être payé par la personne transportée, même si une autre personne a appelé le 911. Urgences-santé ajoute que le proche, le policier ou le témoin qui a demandé l'ambulance n'est pas responsable du paiement.

Rien ne se paie sur place. Selon Urgences-santé, le document remis au moment du transport est une attestation, et la facture officielle est envoyée plus tard.

Qui ne paie pas

Québec.ca énumère les situations où le coût est pris en charge par un autre payeur.

  • Personne blessée dans un accident de la route : la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) paie
  • Personne de 65 ans ou plus : le centre hospitalier paie, sous condition d'une approbation du médecin responsable
  • Prestataire du Programme d'aide sociale ou du Programme de solidarité sociale : le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale paie, sous condition d'une approbation du médecin responsable
  • Personne transportée entre deux établissements du réseau de la santé et des services sociaux : les deux établissements paient
  • Accident de travail : l'employeur paie

Avoir 65 ans ne suffit donc pas. Québec.ca prévient qu'une personne admissible à une mesure d'exception pourrait devoir payer si le transport n'est pas jugé nécessaire du point de vue médical. Urgences-santé écrit de son côté que le transport des 65 ans et plus est gratuit s'il est médicalement ou socialement requis.

Pour l'accident de la route, Urgences-santé pose une condition : le transport doit être lié à l'accident. Pour l'accident de travail, la CNESST écrit que l'employeur doit assumer les frais de transport par ambulance, et sa page prévoit aussi des cas où elle rembourse elle-même ces frais.

Pour le transfert entre établissements, l'article 4 de l'arrêté exige que le transport sur civière soit requis par le médecin traitant ou une infirmière praticienne spécialisée et autorisé par l'établissement de départ. Urgences-santé signale une exception à Montréal : les CLSC sont exclus de cette gratuité.

Le gouvernement fédéral paie pour quatre groupes, toujours selon Québec.ca : les membres des Forces armées canadiennes, les anciens combattants, les Autochtones inscrits dans une réserve et les personnes détenues dans un centre correctionnel.

Une ordonnance médicale ne rend pas le transport gratuit. Urgences-santé écrit qu'elle justifie la pertinence du transport, pas sa gratuité.

Payer la facture à Montréal et à Laval

Urgences-santé donne 28 jours à compter de la date inscrite sur la facture. Après ce délai, des frais d'intérêts s'ajoutent. Le paiement se fait en ligne, par la poste, dans une institution financière ou en personne au 6700, rue Jarry Est, à Montréal.

En cas de difficultés financières, Urgences-santé demande de communiquer avec son Service des comptes clients au 514 723-5600, poste 5666, ou à compte-client@urgences-sante.qc.ca. Ailleurs au Québec, les modalités sont celles de l'organisme nommé sur votre facture.

Une assurance collective ou individuelle peut couvrir ces frais, souvent en partie. Urgences-santé ne réclame rien à l'assureur : vous payez la facture, puis vous la soumettez vous-même.

Le crédit d'impôt pour frais médicaux

Revenu Québec nomme le transport en ambulance. Sa page sur la ligne 381 range parmi les frais médicaux les frais de transport d'une personne par ambulance à destination ou en provenance d'un centre hospitalier public ou d'un centre hospitalier privé agréé. Seule la partie des frais médicaux qui dépasse 3 % du revenu (ligne 275) s'inscrit à cette ligne, pour l'année d'imposition 2025. Ce texte n'est pas un avis fiscal ni un avis juridique.

À lire aussi : le salaire d'un ambulancier au Québec et le métier de répartiteur au 911.

Questions fréquentes

Est-ce que la RAMQ rembourse les frais d'ambulance ?

Non. La Régie de l'assurance maladie du Québec l'écrit dans sa foire aux questions : « Nous ne couvrons pas les coûts de transport par ambulance. » La carte d'assurance maladie ne sert donc pas à payer la facture. La RAMQ renvoie aux mesures d'exception décrites sur Québec.ca.

Quel est le prix d'un déplacement en ambulance ?

Le déplacement lui-même coûte 1,75 $ par kilomètre parcouru vers le centre hospitalier, selon Québec.ca. Ce montant s'ajoute aux 125 $ de la prise en charge. L'arrêté ministériel précise que le kilométrage compté est celui parcouru en ambulance avec le malade.

Quel sera le tarif d'une ambulance en 2026 ?

En 2026, le tarif reste de 125 $ plus 1,75 $ par kilomètre, d'après l'arrêté ministériel à jour au 1er juin 2026 sur LégisQuébec. Québec.ca indique que ces tarifs peuvent faire l'objet d'une indexation annuelle. Aucune source officielle consultée le 10 octobre 2026 n'annonce un nouveau montant.

Quel est le prix de l'ambulance ?

Pour une personne qui réside au Canada, le prix est de 125 $ pour la prise en charge et de 1,75 $ par kilomètre parcouru. Pour une personne qui ne réside pas au Canada, la prise en charge passe à 400 $. Plusieurs personnes ne paient rien, dont les accidentés de la route et, sous conditions, les 65 ans et plus.

Est-ce qu'on paye l'ambulance au Québec ?

Oui. Québec.ca écrit que le déplacement doit être payé par la personne transportée, même si une autre personne a appelé le 911. Rien ne se paie sur place. Selon Urgences-santé, la facture officielle est envoyée après le transport.

Est-ce que l'ambulance est gratuite pour les personnes âgées ?

Pas automatiquement. Pour une personne de 65 ans ou plus, Québec.ca indique que le centre hospitalier paie, sous condition d'une approbation du médecin responsable. La même page prévient qu'une personne admissible pourrait devoir payer si le transport n'est pas jugé nécessaire du point de vue médical.

Qui peut prendre une ambulance gratuite ?

Québec.ca nomme les personnes dont le transport est payé par un autre : les blessés d'un accident de la route (SAAQ), les prestataires de l'aide sociale ou de la solidarité sociale, les personnes transférées entre deux établissements du réseau et les victimes d'un accident de travail (employeur). Le gouvernement fédéral paie pour les membres des Forces armées canadiennes, les anciens combattants, les Autochtones inscrits dans une réserve et les personnes détenues dans un centre correctionnel. Chaque mesure a ses conditions, décrites plus haut.

Comment se faire rembourser une facture d'ambulance ?

Trois voies existent selon votre situation. Une assurance collective ou individuelle peut couvrir ces frais : vous payez la facture, puis vous la soumettez vous-même à l'assureur, selon Urgences-santé. Après un accident de travail, la page de la CNESST prévoit des cas où elle rembourse les frais de transport par ambulance. Revenu Québec range aussi ces frais parmi les frais médicaux de la ligne 381 de la déclaration de revenus.

Comment payer une facture d'ambulance en ligne ?

Pour un transport fait à Montréal ou à Laval, la page Payer une facture d'Urgences-santé offre le paiement en ligne par PayPal, « avec ou sans compte PayPal ». Vous y inscrivez le montant de la facture et son numéro, qui est obligatoire. Ailleurs au Québec, les modes de paiement sont ceux de l'organisme nommé sur votre facture.

Sources

En ligne, à jour : agentambulancier.com/nouvelles/prix-ambulance/